• Un billet juste pour "tenir à jour" les listes de poids dans la lignée du blog wink2.

    Ci dessous nos 2 configuraton de matériel: la 1ère était plus chaude pour pouvoir dormir à la montagne en Chine, la seconde est plus typée "climat chaud". J'ai surligné en orange ce qui va disparaître (renvoyé par la poste) pour la fin du voyage. Ce sont des listes types, je ne mets pas le détail des listes intermédiaires (il y a eu plusieurs renvois successifs)

    Note: je ne publie pas la liste pour Ariane, mais c'est pile dans le même ordre de grandeur.

    Liste Montagne:

    Listes voyage à vélo

    Vous noterez le duvet de 1kg. En le remplaçant par les duvets que nous avons à la maison de bonne facture, et couplé à la doudoune, nous pouvons dormir par des températures extrêmement basses!

    Surpantalon: au delà du surpantalon lui même, une stratégie intéressante dans un climat chaud et humide consiste à ne pas lutter contre la pluie. On se laisse mouiller, mais on choisit un matériel qui sèche très vite également (habillement, chaussures, etc...). La petite transition "mouillé - sec" n'est pas des plus agréable, mais à plus de 20° on ne risque pas d'hypothermie et cela reste juste du confort.

    Sachant que tout le matériel vélo est acheté sur place sans forcément pouvoir choisir ce qui se fait de plus léger, on arrive à 11,5kg sans les loisirs. Juste en remplaçant les sacoches par des plus légères et du matériel de réparation plus adapté, on tombe sans rien faire sous les 10kg. Je trouve le résultat honnête même s'il reste du boulot pour avoir une liste digne de ce nom.

    Liste Asie du Sud Est

    Listes voyage à vélo

    On a logiquement viré tout ce qui tient chaud, et remplaché nos chaussures fermées par des sandales. On a senti la différence de poids! Le vélo était vraiment plus agréable à piloter...


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  • Nous vous avions présenté ici notre pharmacie de voyage.

    Il est temps de vous apporter nos remarques sur celle-ci, après nos 7 mois de voyage.

    Trousse standard

    Premier constat: nous n'avons pas utilisé grand chose pour nous deux: 1 comprimé de Doliprane, des compresses et pansements, 2 compresses désinfectantes, les 2 plaquettes de Tiorfan, du sparadrap, 1 morceau de tulle gras, le stick arnica quelques fois, 4 plaquettes de protection paludisme et 1 comprimé de lévocétirizine (allergie).
    Toute cette pharmacie pour n'utiliser que ça?

    Pourtant, des éléments nous ont manqué: davantage de pansements et de compresses simples, surtout en grandes tailles car cela a vraiment été mission impossible d'en trouver lors de ma chute à vélo en Chine et ça m'a valu une surinfection de ma plaie. Je pense qu'on était aussi limite en désinfectant, et pour ne pas toucher aux précieuses réserves, j'ai eu le droit à un flacon d'alcool à 80°C... ouille ouille ouille!

    En fait, en "bobologie", je crois qu'il ne faut pas juste prévoir de quoi tenir jusqu'à la pharmacie la plus proche, mais plutôt de quoi tenir si jamais le bobo n'est pas assez grave pour aller voir un médecin et ça change vraiment la donne.

    Je crois aussi que la prochaine fois, j'emmènerai davantage de Tiorfan, car des repas qui font un peu trop travailler l'estomac, ça arrive régulièrement... et quand on est à vélo, c'est agréable de pouvoir arrêter le phénomène assez vite. Et puis, on a acheté de nouveaux médicaments pour la diarrhée en Chine (qui ne nous ont finalement pas servi) mais vu comme ça a été compliqué de se faire comprendre, de trouver la posologie... et rien qu'à en voir l'aspect; je préfèrerais avoir mon propre stock.

    Certaines ont pu nous sembler de trop:

    - 1 plaquette de lévocétirizine pour 2 aurait suffi.
    - Les médicaments contre le paludisme, mais on en reparle tout de suite après.

    Et puis, je tenais à dire que notre tube de crème hydratante et notre stick à lèvres nous ont servi énormément, car les lèvres sont bien mises à mal en voyage tout comme la peau. Et la crème hydratante marche très bien en cas de coup de soleil! Ça par contre on en trouve partout, ce sont les mêmes marques qu'en France et en plus le packaging est identique! (moyennant un changement de mannequin sur la photo pour coller au type local!)

    Les Antipalu

    A l'institut pasteur, on nous avait dit avant de partir: Laos, anti palu tout le temps toute l'année et partout. Bien. Et pour le yunnan, en Chine? Ca dépend, dans le sud oui, si il pleut... Un peu flou quoi. On nous a montré une carte qui ressemblait à celle ci:

    Bilan sur la trousse à pharmacie

    Et puis, dans le sud de la Chine on a fini par y arriver. On a traversé à vélo toute la forêt tropicale - il a plu bien sur tous les jours, saison des pluies oblige.
    Pas de moustiques, les gens ne se protégeaient absolument pas (short, t-shirt le soir), il n'y avait aucune moustiquaire et il était impossible de se procurer quoi que ce soit contre les moustiques sauf les classiques spirales et plaquettes à brûler.

    Franchement ça nous a posé question, du coup on ne prenait toujours pas nos anti palu (doxy) et on se demandait bien comment allaient faire les moustiques pour nous dévorer sitôt le poste frontière Lao franchi...

    Donc on a beaucoup hésité, on s'est demandé si en France on n'en faisait pas un peu trop... On a attendu de voir a Boten (la ville frontière côté laos) pour voir ce que l'on pouvait trouver en pharmacie. Et devinez quoi? Et bien que dalle! Et pas plus de protection si ce n'est le traditionnel short / T-shirt...

    Il n'y a qu'à un seul endroit où les locaux nous ont vraiment recommandé de faire attention, c'était quelques kms avant Vang Vieng (faut dire que de la flotte, là bas, ils savent ce que c'est...) Résultat? Alors qu'on aurait dû s'enfiler des anti palus jusqu'à la Malaisie (selon l'institut pasteur), on a arrêté à Vientiane, soit au bout de 3 semaines à peine (au lieu de 3 mois).

    Les anti palu ne sont clairement pas anodins pour la santé, il suffit de lire les risques secondaires pour s'en convaincre. A un moment on se pose clairement la question de savoir si les risques du médicament ne sont pas supérieurs aux risques du moustique!
    Nous avons choisi d'arrêter le traitement en connaissance de cause, en fonction de ce que nous voyions sur le terrain. Ça ne veut pas dire qu'ils racontent n'importe quoi à l'institut pasteur, mais que pour notre trajet le risque annoncé était clairement surévalué...
    Personnellement, on a un peu le sentiment qu'en France on en fait un peu trop, parce qu'on veut atteindre le risque zéro. Donc on préfère filer des médocs, et comme ça le vacancier il reste zen pendant ses 15 jours de détente en Asie. Dans la réalité, il nous a semblé qu'il y avait certaines poches de terrain à certaines dates qui pouvaient être potentiellement plus dangereuses, mais pas l'intégralité du territoire comme on peut le voir sur les cartes médicales. Et pourtant, on était en période de mousson donc à priori la pire période!

    Après, nous ne sommes pas médecins et cette analyse est complètement empirique...
    Et si c'était à refaire? On ne prendrait pas d'anti palu, clairement. Des vêtements longs, du répulsif, et basta.
    A noter que les médicaments se trouvent facilement dans les grosses villes fréquentés par les occidentaux, mais ne comptez pas sur votre flacon à une quelconque frontière perdue je ne sais où... (la frontière Chine / Laos par exemple...)

    Pour finir

    Nous dirions qu'il y a 2 trousses différentes en fonction du type de voyage:
    - Voyage motorisé: vous n'êtes jamais très loin de la civilisation, et même  si votre genou vous semble avoir triplé de volume, 48h de bus plus tard vous pourrez tranquillement siroter un coca bien frais avec un beau pansement à la Ghesthouse du coin. Franchement, restez zen et prenez le minimum!
    - Voyage non motorisé: Aïe! Votre genou a effectivement triplé de volume, mais la pharmacie la plus proche est très très loin et là clairement c'est un poil plus embêtant. Et en plus, la "pharmacie" risque de se résumer à un vieux magasin pas génial et votre indice de confiance envers la solution miracle risque d'être proche de 0... Il va falloir surveiller votre état de santé pour éviter que ça ne dégénère. Prendre un peu de surplus n'est pas inutile...
    Ces conseils de bases sont à pondérer suivant le terrain (l'europe n'est pas la Chine) et votre zenitude naturelle (on est pas tous égaux devant une goutte de sang)

    Ah oui, tant qu'on est dans les conseils: ne laissez pas dégénérer une situation! Un petit souvenir ému pour Vivane que nous avons rencontré à la fin de la Russie... Elle était partie d'Allemagne avec "une simple toux" qui "aurait du passer toute seule". La simple toux à dégénéré (bon en même temps la Russie en hiver c'est un poil "joueur" quand on est malade), avec comme résultat une situation qui empire pour finir aux urgences d'un hôpital russe dans une salle des urgences à côté des SDF complètement bourrés en attente d'être amputés à avoir passé la nuit dehors complètement alcoolisés par -20°... Sauf que son visa était arrivé à expiration, négociation avec les autorités Russes (très sympas bien sûr) pour ne pas payer de pénalités d'overstay, contact de l'assurance pour rapatriement en Allemagne, etc... Bref, un chouette souvenir à raconter à ses petits enfants mais sur place c'était quand même un peu la galère pour elle!


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  • Le 10 février 2014 est passé de peu..., il y a un an et quelques jours nous partions pour St Pétersbourg ! L’occasion pour nous de faire un petit retour « à froid » maintenant que nous sommes revenus en France depuis 5 mois..

    Les petites choses de la vie en voyage qui nous manquent le plus:

    • Faire peur aux poules à vélo en arrivant dans un village : c’est vraiment stupide comme activité mais ceux qui n’ont pas essayé ne peuvent pas comprendre…
    • Ecouter Ariane jouer de son guitalélé en écrivant mon carnet le soir après la journée : heureusement elle s’est remis à la guitare en rentrant, j’ai toujours droit à mes concerts live privés !
    • Discuter le soir autour du réchaud à bois : « bon on va se coucher là ? – Ah non on finit le stock de bois avant  – Mais tu viens d’en remettre ? – Oui je sais j’aime bien le feu et j’ai pas envie d’aller me coucher »
    • La nourriture ambulante dans la rue : « à ton avis c’est quoi le truc bleu croustillant dans le beignet ? – ‘sais pas… hmpffmp… mais ch’est pas mauvais du tout »
    • La vie au grand air en général : « tu préfères qu’on se baigne avant ou après l’apéro… ou les 2 peut être ? »
    • Scruter partout les caractères indiquant la présence d'un hotel, d'un restaurant, comme un véritable jeu de piste
    • Dire "ce que j'ai mal aux fesses" mais avoir la sensation d'être bien dans mon corps après une bonne journée de vélo
    • Les sourires des gens croisés en route
    • Les bruits de la nature qui étaient mon quotidien
    • Ecrire mon carnet de bord pour y raconter toutes nos "aventures" quotidiennes
    • Aller au marché faire le plein de bonne nourriture pour notre repas du soir
    • Et SURTOUT, être tout le temps avec Pol, pouvoir discuter en temps réel de ce qu'on vit, partager nos sentiments de liberté...

    Ça se sont des petites choses qu’il faut savourer  quand on les a, car parfois la routine en voyage nous fait oublier que c’est un luxe d’avoir une plage de sable blanc ou une montagne juste pour soi … Mais encore ?
     
    Cependant, la plupart de ces choses nous avons la chance de pouvoir les revivre, tout simplement en partant en vacances. En revanche, il  y 2 choses qui nous manquent et qui elles sont indéniablement partie prenante d’un voyage : le temps devant soi et le plaisir de l’inconnu.
    Avoir l’un ou l’autre ne nous procure pas grande satisfaction : trop peu de temps et il est difficile de lâcher prise pour se laisser porter, ou alors trop de planification et cela se finit (pour nous) par ressembler à un grand voyage organisé… Mais les 2 ensemble ?

    Tu te lèves le matin, et tu ne sais pas ce qu’il va t’arriver pendant la journée. Vas-tu faire des rencontres ? Où va tu manger ? Et même , vas-tu trouver à manger… ? Disette ou festin ? Et le soir, où dormir ? Camping, petit hôtel ? Sur la carte (au 2 000 000ème, sinon c’est pas drôle), il n’y a rien.  Et quand tu es là, au milieu d’une nature grandiose, pour rien au monde tu ne voudrais échanger ta place avec quelqu’un d’autre. Parce que chaque jour est vécu à 100% ; que ce soit dans la joie ou la détresse. Et que ça n’a pas de prix (je précise quand même qu’il y a des jours où ce n’est pas drôle et que tu as bien envie de rester affalé dans le canap’ de la maison!). Chaque journée offre son lot de petits bonheurs et de surprises.

    Concernant le retour en lui-même - la plupart des gens nous demande si ce n'est pas trop dur de revenir -  c'est encore autre chose. Au début, il y avait bien sûr "le choc" de revenir en France avec l'opulence de notre société de consommation (voir cet article). Mais paradoxalement, ça a été le moment le plus facile. Parce qu'on savait que c'est le "blues du voyageur", que ça allait passer, parce qu'on revoit des gens que l'on a pas vu depuis longtemps, etc...


    Par contre depuis quelque mois on se traîne un vrai spleen, et là ce n'est vraiment pas simple. Dit comme ça, ça fait très bobo (je le concède, "oh les pauvres bou't'chou, trop dur de voyager!), mais ça n'en est pas moins réel. Avant de partir il y avait déjà pas mal de choses sous jacentes en nous; tout ça a mûri pendant le voyage et maintenant que l'on est revenu ça germe sec!
    Pour résumer, ce qui occupe nos esprits, ce sont pas mal de questions en vrac sur ce que l'on souhaite donner comme orientation à notre vie... Pourquoi? Nous n'avons pas de réponse précise. Mais changer d'environnement complet est une formidable occasion de se libérer l'esprit. Parce que l'on n'entend plus 100X par jour "vivons mieux, vivons moins cher", parce qu'il y a encore des lieux vierges de panneaux 4x3 vantant les mérites du dernier 4x4 pseudo écolo; nous pouvons redécouvrir un monde intérieur qui n'appartient qu'à nous, sans pollution extérieure. Réfléchissez à quand ça remonte à la dernière fois pour vous? Plusieurs semaines sans pub? Probablement un bout de temps...

    Bon ça n'est pas très grave en soi, on ne prend pas d'anti dépresseurs non plus...  Mais disons que c'est dans nos préoccupations du moment et que cela occupe bon nombres de nos discussions!  

    On vit cependant cette période comme une vraie chance, parce que nous savons que c'est une forme de luxe de pouvoir se poser ce genre de question. Se retirer du d'un monde pendant 7 mois, prendre le temps de souffler, sortir la tête hors de l'eau et  sentir, réfléchir, et vivre ce que l'on a envie de vivre... Je crois que ces derniers mots résument bien notre pensée du moment... comment faire dans notre société pour "vivre ce que l'on a envie de vivre" sans se sentir prisonnier de tout le reste?
    Ce voyage sera sûrement un gros aiguillage dans notre vie (quand on se retournera dans quelques dizaines d'années), et ça c'est quand même génial!


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  • L’idée

    Emporter le moins de matériel informatique possible, pour se « déconnecter », aller au plus simple au moins cher et au plus léger ! Comme nous ne comptions pas faire de traitement photo ou vidéo, l’utilisation d’un ordinateur nous semblait inutile. Nous comptions sur les ordinateurs en libre accès ou cyber cafés pour tenir à jour le blog.
    A la place, j’avais choisi de prendre plusieurs clés USB pour sauvegarder les photos et stocker quelques documents numérisés.

    Je ne ménage pas le suspense, cette stratégie a été mise à mal et je ne pense pas la recommencer un jour !

    WIFI power

    Tout d’abord, les cyber cafés, c’est fini ! On a galéré tout au long du voyage pour en trouver, c’était une aventure une fois sur 2. Remarque, c’est un bon moyen pour apprendre à se débrouiller tout seul : il faut trouver l’endroit, comprendre le prix, dire que l’on souhaite un ou plusieurs PC pour une ou plusieurs heures, etc… La faute à la démocratisation d’internet qui fait que bon nombre de personnes sur terre sont connectées, mais également au wifi disponible dans la plupart des hôtels / auberges / cafés / restaurants. Bilan, il reste peu de cyber cafés (du moins sur notre parcours).
    Quand vous arrivez à en trouver un, il faut qu’il y ait de la place. Car la plupart des cyber cafés sont désormais des salles de jeux remplies 20h/24h par des adolescents s’étripant mutuellement au dernier FPS à la mode en vociférant et en fumant comme des pompiers dans une salle surchauffée sans aération.
    Les auberges ne sont guère mieux loties : sur la pub, il est bien dit qu’il y a un accès internet, mais bien souvent il y a « seulement » 2 ordinateurs. Sur les 2, un ne démarre pas du tout et le 2ème est squatté en permanence par une même personne qui passe ses journées à regarder des vidéos sur youtube (mais pourquoi voyage-t-il ? Si vous avez la réponse, on prend).
    Bref, trouver un PC devient presque une mission en soi et il faut « dégager du temps » pour cela.

    Supporte Windows XP, Disque dur 50Go muni de 512Mo de RAM, clavier chinois - Virus inclus

    Ça y est, vous avez trouvé votre PC. 9 fois sur 10, c’est une vieille bécane pourrie qui rame comme pas possible quand elle ne reboote pas toutes les 10 minutes. Evidemment le clavier est en russe, en chinois ou autre et il faut passer 5 minutes pour le reconfigurer en anglais (eh non, ALT+SHIFT ne fonctionne pas toujours quand une surcouche est installée). Une fois fait, c’est pour constater que les lettres « a » « u » et « e » ne fonctionnent qu'une fois sur 2, il faut frapper comme un forcené dessus. Vous mettez 20 minutes à écrire un pauvre mail à votre maman, et bien sûr il n’y a pas d’accents donc il vous faut apprendre toutes les combinaisons de touche : ALT+144 pour afficher « É », ALT+130 pour « é », etc…
    Ensuite, vous vous apercevez que les ports USB ne fonctionnent pas une fois sur 2. Tant pis pour la sauvegarde des photos, on repassera. Et quand ils fonctionnent, c’est tout simplement pour mieux vous refiler un virus et contaminer toutes vos photos, ainsi que le reste de la clé.
    Je ne parle même pas du redimensionnement de photos sur de telles machines, de l’upload sur le blog ou autre avec des connexions pas toujours géniallissimes…

    Craquage

    Bref, à la longue, mettre à jour le blog devenait de plus en plus une corvée. Passer du temps à trouver un PC, passer du temps à écrire les articles, faire des mails à la famille, on en venait à se faire des « sessions » de 2h chacun en parallèle pour tout mettre à jour. Ça devenait de plus en plus une corvée et non un plaisir. A côté de ça on voyait les voyageurs («équipés à 99% d’une tablette, d’un PC ou d’un smartphone), skyper tranquillement avec leur famille ou en train d’écrire un article de blog à la terrasse de l’auberge en sirotant un coca. Nous on alternait les phases où l’on « courrait » pour tout faire quand on récupérait un PC avec des phases plus creuses où des fois il n’y avait vraiment rien à faire…
    Pourquoi continuer une activité qui offre du désagrément ? A la fin du Laos on s’est dit que soit on arrêtait le blog, soit on achetait quelque chose pour arrêter la corvée.
    On a donc acheté une tablette galaxy note 8 à Vientiane. Pourquoi celle-là ? Parce qu’il y avait peu de choix, mais aussi parce que c’était le meilleur compromis prix/encombrement/poids/souplesse d’utilisation.

    Galaxy note 8

    Avec cette tablette, on peut directement connecter notre lecteur de cartes SD pour sauvegarder les photos sur la tablette mais également sur un espace de stockage en ligne. On commence l’upload avant de se coucher et le lendemain matin la sauvegarde en ligne est finie (si vous avez internet bien sûr). Plus de problèmes de virus.
    Ecrire avec l’écran tactile est assez simple car android est capable de prédire les mots et vous suggère une liste assez pertinente en général, il n’y a donc parfois rien à taper sur l’écran avec une phrase simple du type « comment vas-tu ? ». Et pour les plus réfractaires, utiliser un clavier physique connecté en Bluetooth est possible.
    On peut également assez simplement redimensionner ou traiter (basiquement, mais pour nous c'était suffisant) les photos avant de les mettre en ligne.
    Résultat, on écrivait nos articles en « hors ligne » au fur et à mesure quand on avait le temps, et on uploadait le tout en 5 minutes quand on avait internet. Plus souple, plus rapide, moins prise de tête !
    L’autre avantage était de pouvoir gérer nos comptes bancaires de nouveau beaucoup plus facilement sans avoir la crainte du piratage sur un ordinateur public, ainsi que l’accès plus facile à certaines informations. Si on avait eu une tablette, on aura pas dû revenir 2 fois  (et perdre un week end) à l’ambassade de Thaïlande parce qu’il nous manquait un papier… on aurait pu s’en rendre compte avant de venir !

    Cependant…

    C’est un peu comme avec le GPS, on peut vite devenir dépendant de ce genre de gadgets.
    Nous avons été choqué du nombre de personnes qui, au lieu de profiter de la présence d’autres voyageurs, restaient dans leur coin sur internet. En Russie, on s’est retrouvés plusieurs fois dans la salle commune où on pouvait entendre les mouches voler, avec pour seul bruit de fond le son des touches de clavier… Le must étant les personnes qui mangent à la cuisine en regardant une série à la c*n avec leurs écouteurs sur les oreilles ! Bonjour l’ambiance ! Bref, les gens sont accrocs et cela tue beaucoup la communication entre voyageurs.
    Nous trouvons un peu paradoxal également que des gens qui disent vouloir « déconnecter» continuent à ne pas changer leurs petites habitudes, à consulter leur mails de façon compulsive comme à la maison ou au travail, etc…
    Mais surtout, le véritable danger est selon nous la sur-planification qui tue toute spontanéité et toute notion d’inconnu à gérer dans un environnement étranger. Certes, il est normal de vouloir regarder ce qu’il y aura « à faire » à la prochaine étape, les astuces pour se rendre d’un lieu à l’autre pour pas trop cher, etc… mais à trop en faire on finit par complètement cadenasser son voyage.
    Lorsque nous avons commencé le vélo en Chine, nous n’avions aucune info si ce n’est une vague idée du  nombre de kilomètres entre 2 villages sur notre carte chinoise qui ne disposait même pas du relief (un détail quand il y a des cols à franchir…). Quelle aventure ! On se sent véritablement vivant à ne pas savoir si l’on va trouver un lieu pour manger et pour dormir le soir. Y aura-t-il un col ? Deux ? 2000m, 3000m, 4000m ? Sans tomber dans cet extrême (car c’est vraiment plus facile de gérer les détails pratiques avec ce genre d’infos), nous trouvons un côté déprimant à dire : alors je vais là, je vais faire ça, ça et ça et puis j’ai trouvé un bus pas cher pour aller ici où j’ai déjà réservé mes 3 nuits, etc…
    Ça parait facile vu comme ça, mais c’est un véritable combat à mener de ne pas regarder google maps en avance, de ne pas passer trop de temps sur les forums qui parlent de ci ou de ça… car c’est très tentant de vouloir se faciliter la vie !
    En Thaïlande, j’ai installé une application qui était une sorte de « Lonely Planet » gratuit pour savoir où se situait un grand centre commercial. A peine avais-je sélectionné le centre commercial que la tablette m’a localisé avec son GPS intégré dans la Guest House et m’a indiqué le bus à prendre pour me rendre au centre commercial ! Je n’avais même plus mon chemin à demander ! Derrière le côté pratique se cache un monde où le voyageur n’aurait plus qu’à suivre ce qui lui dit telle ou telle application… vive l’aventure !

    Bilan

    C’est un peu comme tout au final, nous avons des outils il faut savoir s’en servir… et savoir quand les laisser de côté. Se dépouiller et découvrir que l’on peut aussi se débrouiller sans tout « ces machins », et que mettre 2 jours à obtenir telle info quand on aurait pu mettre 5 minutes, c’est aussi ça le voyage.
    Nous ne regrettons pas d'être partis sans matériel informatique, cela nous a ouvert les yeux sur pas mal de choses et nous a emmené dans des quartiers pas forcément très touristiques pour trouver des cyber cafés! Nous ne regrettons pas non plus d'avoir acheté une tablette en cours de route car les mois précédents nous ont appris une certaine retenue et nous avons donc pu profiter des bons côtés en limitant facilement les "mauvais".
    Pour un prochain voyage de même envergure, nous la reprendrions sans hésiter. Pour les prochaines vacances de quelques semaines seulement, là il ne faut pas abuser quand même, elle restera à la maison!


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  • Dans ce billet je souhaite partager une astuce que j'ai donné à plusieurs personnes pendant notre voyage. Je pensais que c'était connu de tout le monde, mais à priori non...

    Donc, vous avez un GPS (un vrai, pas un smartphone) mais forcément vous n'avez pas google maps pour vous situer précisemment sur l'écran. Pas grave, vous relevez les coordonnées GPS pour les reporter sur votre carte russe tout en cyrillique (très bonnes cartes soit dit-en passant, ils faisaient les choses bien en URSS!) quand vous vous rendez compte que bien sûr vous pouvez toujours rêver pour un repère WGS84 bien comme il faut! Aïe! Ils utilisaient quoi les russes comme système géodésique? C'est une très bonne question, mais à se poser AVANT de partir, pas au beau milieu de nul part...

    C'est là qu'intervient openstreetmap. C'est un projet de cartographie libre et mondial vraiment très riche, qui permet par endroit de complètement se substituer à une vraie carte IGN ou à google maps. Plus d'informations ici.

    Là où ça devient intéressant, c'est quand vous possédez un GPS de la marque Garmin.
    En vous rendant sur le wiki d'OSM, vous avez un tableau de liens sur toutes les cartes OSM pays par pays du monde entier, que vous pouvez installer sur votre PC pour une consultation offline (via le logiciel qui va bien) ou bien que vous pouvez mettre directement sur votre GPS. Ô miracle!

    Pour la france, j'aime beaucoup les cartes de ce site: http://fredericbonifas.free.fr/osm/garmin.html Elles sont routables et on y trouve les courbes de niveaux!

    Là vous allez me dire que tout le monde sait cela, je le concède (quoique). Le problème du wiki d'OSM, c'est que l'on a les tuiles pays par pays, ce qui oblige à changer de carte à chaque passage de frontière. Et pour changer de carte, il faut se connecter à un ordinateur pour installer les nouvelles tuiles sur la micro-SD du GPS. Et ça, c'est franchement pas génial. Ça oblige à avoir un PC ou une tablette, et à ré-itérer l'opération plus ou moins fréquemment.
    Là où cela devient très intéressant, c'est lorsque l'on se rend sur le site http://garmin.openstreetmap.nl/ On peut y sélectionner les tuiles de notre choix, puis récupérer EN UN SEUL FICHIER toutes les tuiles automatiquement assemblées! Elle est pas belle la vie? Concrètement, j'ai réussi à mettre tous les pays de notre voyage sur une seule carte mémoire, on avait donc tout les cartes dans le GPS avant de partir.

    Comment ça marche?

    • Il faut choisir le type de carte (je prends toujours le "generic routable")
    • Le "typ file", c'est juste une question de rendu sur votre GPS donc ça importe peu.
    • Vous pouvez prendre une région du monde prédéfinie à l'aide des sélection pré-établies, ça évite l'étape un peu fastidieuse du choix tuile par tuile. Concrètement, si la carte est bien renseignée et bien détaillé, elle va vite peser très lourd dans la micro SD. Dans ce cas, il peut être intéressant de sélectionner tuiles par tuiles.
    • Si au contraire vous voulez choisir pays par pays ou région par région, cocher le "enable manual selection" qui vous permet de partir à la pêche aux tuiles. Attention, ça peut vite être fastidieux pour certains coins... (mais le jeu en vaut la chandelle).
    • Si vous avez choisi un assemblage de tuiles prédéfinies, vous avez un lien "downoad map now" qui vous permet de télécharger la carte directement. Sinon, vous avez un lien "build my map" qui requiert  une adresse mail. Le serveur va alors construire pour vous un beau fichier .gmapsup à la demande. En fonction des demandes des autres utilisateurs, il faut parfois attendre plusieurs heures avant que la requête soit traitée (mais vous en êtes informés par mail).

    En route!


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  • Ça ne ressemble à rien que nous n'ayions déjà pu voir avant, et ça ne ressemble à rien de ce que nous avons pu voir après y être passé.

    Tout au long de ce blog, nous avons essayé de vous faire partager nos petites aventures, nos émotions, notre ressenti et quelques images aussi. On a fait au mieux, mais il faut bien admettre que cela ne rend pas forcément compte de la réalité aussi bien que ce que l'on aurait souhaité!

    Alexandre, que nous avons précédé de quelques semaines en Chine a fait une petite vidéo de son périple dans le Yunnan, qui a commencé à Lijiang où nous sommes passés également: c'est sur son blog (cliquer sur le lien pour accéder à l'article et à la vidéo).

    Nous vous invitons à regarder ses autres vidéos qui sont toutes très très bien filmées et montées, mais celle là est probablement notre préférée. Elle rend admirablement bien les paysages, l'ambiance, et surtout les milles détails du quotidien qui font que la Chine est un pays fascinant (par contre Alex, arrête de te filmer avec ta tête en gros plan en permanence! )

    Voilà, mettez en plein écran dans votre salon, au calme, et profitez!


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