• Une question de confort

    " Vous partez où? Et combien de temps? 6 mois? Wouhaaa, vous aurez un énorme sac à dos sur vous pour porter votre maison pendant tout ce temps!"

    C'est une phrase que l'on entend parfois lorsque l'on parle de notre voyage avec d'autres personnes. Voilà à quoi ressemble inconsciemment un "tour-du-mondiste" dans l'imaginaire collectif:

    Voyager léger

    Vous aurez bien sûr reconnu le célèbre logo du "guide du routard". Il va de l'avant, le regard déterminé et son sac doit avoisiner les 100 litres. Hum... je pense qu'il y a bien 25kg là dedans! Et effectivement, cette identification "voyageur = gros sac à dos" nous la percevons nous-même au jour le jour à Paris. Prenez le RER B à Paris (ligne qui relie les 2 aéroports parisiens), vous ne pourrez pas ne pas croiser des routards accoutrés de la sorte. Ou encore rendez vous dans un magasin de sport possédant un rayon sac à dos bien achalandé et écoutez les conseils du vendeur: "hou là là je vous conseille de partir au minimum sur un 60 litres mais sinon pour être plus confortable vous pouvez partir sur ce modèle de 80 litres..."

    "Confortable"? A croire que les vendeurs n'ont jamais porté de sacs de 80 litres! Réflexe bien malheureux, nous avons tous tendance à remplir les sacs à leur maximum de capacité. Plus on peut porter de choses, plus on en porte! "ah, je vais quand même prendre cette 4ème polaire on ne sait jamais ça peut servir!" Autant lorsque l'on voyage avec des valises ce n'est pas très grave - on porte rarement ses valises, juste le temps de les déplacer d'un point à un autre - autant avec un sac que l'on aura sur le dos en permanance la problématique est différente.

    • Gros sac à dos = sac à dos lourd. Sac à dos lourd = sac à dos inconfortable. Sur ce point on trouve des sacs à dos permettant de porter plus confortablement la charge, mais 15kg à porter restent 15kg quel que soit le confort artificiel apporté par le sac. La fatigue sera exactement la même dans tous les cas.
    • Avez vous déjà pris les transports en commun avec une bonne valise ou un sac conséquent? Si non, je vous suggère de le faire, comme ces touristes sortant de l'aéroport avec leurs 15 valises en pleine heure de pointe à Paris. Si oui, rapppelez-vous les sentiments des autres voyageurs à votre égard 

    De ces 2 points découlent tous les autres inconvénients inhérents aux lourdes charges: il est difficile de passer inaperçu avec un énorme sac. Vous êtes repérés 100m à l'avance avec tous les inconvénients que cela comporte (risque de vol, etc...). Vous êtes logiquement beaucoup moins mobile (essayez donc de courir) et votre liberté d'exploration est considérablement réduite par votre faible allure (ou alors vous dépensez 3 fois plus d'énergie que nécessaire pour avancer à un bon rythme).
    Bref, je pense que vous voyez où je veux en venir...

     

    Voyager léger

    Eh bien on peut logiquement retourner la situation précédente Voyager avec un petit sac à dos léger:

    • c'est confortable
    • c'est discret (avec tous les avantages que celà comporte à l'étranger notamment)
    • l'autonomie est accrue: au lieu d'avoir un sac à dos avec 60 litres de vêtements je n'en ai (par exemple) que 20. Soit on prend un sac à dos de 20 litres, soit on garde le 60 litres mais là on peut mettre 40 litres d'eau et de nourriture, ce qui permet d'envisager la traversée de zones inhabitées en autonomie totale!
    • et c'est beaucoup moins fatiguant...

    Voyager léger c'est avant tout plus de plaisir!

    Comment faire? Déjà vous pouvez vous rendre sur www.randonner-leger.org. C'est grâce à ce site que nous avons découvert la randonnée légère, ou comment marcher tout en se faisant plaisir en toute sécurité!
    Ci dessous un petit extrait de ce site qui résume bien la philosophie:

    La recherche de [...] l'adéquation se fait par une adaptation à 3 niveaux:

    • soi-même: reconsidérer nos besoins en se libérant de certains barrières mentales, développer notre expérience et nos connaissances liées au terrain et au matériel
    • le terrain: le choisir en rapport avec nos aptitudes et le matériel emporté, et utiliser au mieux les ressources qu'il offre
    • le matériel: le choisir et le modifier selon nos réels besoins, le fabriquer soi-même sur mesure, lui trouver d'autres usages

    → On ne randonne donc pas léger en dupliquant la liste [de l'équipelent] d'un autre ou en se contentant d'acheter le top du matériel ultra-léger.

    C'est une démarche personnelle qui prend du temps: les randonneurs expérimentés devront laisser certaines habitudes, les randonneurs débutants devront prendre le temps de pratiquer et d'acquérir de l'expérience avant de chercher à avoir une liste ultra-légère.

    Mis en pratique correctement le concept ne présente pas un plus grand danger que la randonnée « classique », au contraire:

    • la réflexion sur l'adéquation bonhomme/ terrain / matériel ne peut qu'être bénéfique sur le plan sécurité. En recherchant ce qui nous est vraiment indispensable, on accède à une meilleure connaissance de soi, de son matériel et du terrain.
    • une sécurité sur le long terme: un sac léger préserve vos articulations (dos, genoux, chevilles)
    • on est moins déséquilibré et fatigué par le poids du sac: diminution du risque de chute et de traumatisme
    • la légèreté permet d'être plus mobile pour un éventuel repli en cas de dégradation des conditions

     Bref, on applique donc le même principe pour notre voyage que nos randos habituelles. Ne soyez pas surpris si vous trouvez régulièrement le poids comme critère prépondérant dans notre matériel

     


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  • La sélection des pays:

    Nous avons posté la carte du voyage mais sans vous donner plus de détails ; ce sera chose faite à la fin de cet article!

    Au début, nous avons listé tous les pays que nous voulions voir, peu importe leur localisation géographique. Forcément, il y en avait un bon paquet et ils étaient disséminés un peu partout sur le globe...

    Ensuite, nous avons regardé la somme se trouvant dans notre cochon tirelire... c’est un excellent critère de tri qui permet de distinguer le superflu de l’indispensable Comme nous voyagerons à petit budget, les pays « occidentaux » ne pouvaient pas être trop nombreux sur notre parcours. Exit donc l’Amérique du Nord.

    Deuxième critère : nous voulions utiliser le moins possible l’avion ; nous avons donc privilégié les pays proches géographiquement les uns des autres. Ils étaient plus nombreux en Asie.

    Le critère (pas trop d’) avion combiné au critère budget (minimaliste lui aussi ! ) a également fait pencher la balance du côté de l’Asie. L’Amérique du Sud nous tentait, mais c’est très loin et il faut prendre un vol long-courrier pour y aller et pour en revenir. Le côté « sécurité » a également joué, surtout s'agissant de notre premier grand voyage. L’Afrique a également été exclue pour le même coté « sécurité » et par manque de temps.

    A ce stade de la réflexion, il restait l'Asie du Nord (Mongolie, Chine), l'Inde, l’Asie du Sud-Est (Vietnam, Laos, Cambodge, …) et l’Océanie (Australie, Nouvelle Zélande, îles du Pacifique). Comme la durée de notre escapade n'est que de 7 mois, il fallait encore réduire la liste afin de profiter pleinement de ces pays.

    Nous avons donc préféré nous concentrer sur la Nouvelle Zélande plutôt que sur l'Australie, beaucoup plus petite et donc plus facilement visitable « à pieds ». S'arrêter sur les îles du Pacifique représente un surcoût important ; nous les avons alors mises de côté « pour le moment ». Viennent ensuite les 2 « géants » que sont l’Inde et la Chine : pas facile de trancher, mais on sait d'ores et déjà que l’on ne pourra pas faire les 2. Et pourtant aller en Inde était le rêve d'Ariane... C’est finalement la Chine qui l’a emporté car elle nous permet de tendre notre fil d’Ariane d’un seul trait. Malheureusement, l’Inde est actuellement une presqu’île géopolitique et il est difficile de s'y rendre à pieds ; soit de son propre fait, soit du fait de ses voisins (bon courage à celui qui veut rejoindre l’Inde par la Chine en traversant le Tibet : c’est faisable, mais c’est un voyage en soi). L'Inde fera l'objet d'un futur voyage 

    Voilà, nous sommes donc arrivés à la carte prévisionnelle que vous avez pu consulter.

     

    Le trajet:

    Le vrai départ est Saint-Pétersbourg. A l'origine, nous voulions prendre le Transsibérien qui part de Moscou pour rejoindre Beijing. Sachant que St Petersbourg est une ville à voir ; cela aurait été dommage de s’en priver.
    Note : on a pas vraiment assuré sur le moyen de se rendre à Saint-Pétersbourg  . Au début on voulait y aller en train, mais il nous fallait un visa pour traverser la Biélorussie. Sachant que le train est plus cher que l’avion (eh oui !) et qu’il fallait rajouter le prix du visa ; ça nous faisait un gros budget pour « juste » se rendre au départ. Sauf qu’il est très simple de contourner ce problème finalement ; tout simplement en passant par la Lituanie et l’Estonie ! Arrivé à Tallin, on peut se rendre en train à St Saint-Pétersbourg facilement. On s’en est aperçu une fois les billets d’avions payés… Ça nous apprendra à méconnaître notre géographie., la honte pour des européens…

    Ceci dit, nous traverserons donc une bonne partie de la Russie en train via la ligne du Transsibérien (avec quelques étapes bien sûr).

    Arrivés au lac Baïkal (étape obligatoire), nous bifurquerons sur le Transmongolien qui nous fera traverser la Mongolie pour arriver à Beijing, en Chine. Cette portion est à peu près certaine ; bien que nous pensons acheter tous nos billets au jour le jour en fonction des rencontres, des conseils,... Nous voulons avoir la liberté de changer d’itinéraire à tout moment !

    Une fois arrivés en Chine, ce sera "l’aventure" car nous n'avons aucun itinéraire précis définit. Le trajet est en pointillés sur la carte car nous ne savons pas par où nous passerons exactement, ni ce que nous ferons, ni comment. Nous verrons sur place, au jour le jour en fonction de nos envies. La seule contrainte qui sera la nôtre sera d’arriver à Singapour fin juillet pour nous rendre en Nouvelle Zélande. Entre temps, nous pourrons changer nos choix de pays comme bon nous semble si nous le voulons!

    La Nouvelle Zélande étant une île, l’avion est la solution la plus simple (et la plus rapide) pour s’y rendre. Le billet est déjà payé (c’est moins cher en s’y prenant à l’avance), c’est donc une étape quasi obligatoire.

    En Nouvelle Zélande, c’est encore une fois l’inconnu…

    Et puis malheureusement le retour arrivera !  Comme nous aurons une escale obligatoire à Sydney, nous en profiterons pour nous y arrêter et visiter la ville (ce sera court, 3 jours).

     

    Du Nord au Sud ?

    Idéalement nous aurions préféré partir en juillet pour revenir en janvier. Cela n’a pas été possible à cause de nos jobs respectifs ; c’est donc sur l’autre demi-année que nous partirons, soit de février à août.

    Dans tous les cas, il y aura une période pas géniale de mousson en Asie du Sud-est ou en Chine où il y a une saison des pluies guère plus enviable.

    Comme nous aimons les paysages enneigés et les grandes étendues glacées, la Russie au mois de février était la candidate idéale au départ. Cela nous offrira, en outre, la possibilité de prendre le mythique Transsibérien à une époque où il est vide de touristes.

    De là on pourra rejoindre la Mongolie puis nous arriverons pendant la meilleure période pour visiter la Chine : le printemps.

    Coté Asie du Sud-Est, ce sera la partie la moins agréable climatiquement parlant du parcours. Cependant, ce ne sera pas la mousson partout et il sera sans doute possible de jouer avec le temps en restant dans les montagnes.

    La Nouvelle-Zélande sera parcourue en hiver (hémisphère sud oblige !) mais il fera encore relativement bon sur son île du Nord. Si on souhaite de la neige, l’île du Sud nous ouvrira ses bras !

     


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  • Un peu moins de 10°, un beau ciel bleu avec un grand soleil (on le voit pas sur la photo mais c'est vrai, il faisait beau à Paris!) : le temps parfait pour essayer notre nouvel abri

    Aperçu général:

    Shangri la 3 overview

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Shangri la 3 overview 2

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Il y a 6 attaches principales (1 par arrête), chaque pan possédant en plus une boucle supplémentaire pour un arrimage supplémentaire si besoin (la petite tâche blanche au premier plan sur le bas de l'abri). Chaque arrête possède également une boucle permettant un haubanage supplémentaire si besoin (tâche blanche à mi hauteur de l'abri). En pratique, ça permet d'écarter la toile extérieure de la partie moustiquaire, mais surtout d'assurer un meilleur ancrage si le vent souffle fort. Accessoirement si le vent est faible et que le sol est très dur, on peut se passer de quelques sardines et attacher ceux-ci à ce que l'on trouve dans le coin (branches d'arbres, etc...) On ne le voit pas sur la photo mais on peut suspendre l'abri grâce à une boucle présente sur le sommet et ainsi se passer du mat.
    Il y a 3 aérations sommitales et la hauteur du mât est réglable pour ajuster la ventilation en fonction de la météo. Pour ce 1er montage on a réglé le mât sur 1,70m. Pour comparaison, je (Pol) fais 1,80m et Ariane 1,68m.

    Shangri la 3 components

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    De gauche à droite:
    - le sac dans lequel se range l'intégralité de l'abri
    - le piquet réglable pliable en 4 (on voit sur le haut l'ergo qui permet l'ajustement en hauteur)
    - une sardine
    - le sac à sardines
    - mon chausson taille 43 (c'est pour donner une échelle )

    Le sac de rangement mesure 50cm de long pour 15cm de diamètre. Poids: 35g. On va sûrement en faire un autre nous même pour pouvoir séparer la toile du Nest et ainsi couper le poids équitablement.
    Le mât: il va de 1,80m à 1,50m. Ceci dit à ces extrémités je pense que l'abri est soit très sur-élevé ou pas très tendu... Il pèse 317g.
    Sardines: 75g pour les 6 unités, en forme de L. On les complètera par des sardines en T plus solides et des sardines à section carré pour panacher les ancrages.
    La toile extérieure: 675g
    Le Nest (moustiquaire + sol): 925g C'est vraiment lourd, mais ça sent le solide quand même. Il y a moyen de faire plus léger, mais le timing est un peu "short" pour se lancer dans de la couture maintenant. On verra en rentrant! Le nest peut se monter seul en cas de beau temps!

    Shangri la 3, présentation

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Voilà, vous savez tout!

     


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  • Elle est là! 


    Après des semaines et des semaines de réflexion, de lecture, nous sommes allés chercher notre tente... dans un immeuble du 16ème arrondissement de Paris. Oui oui, vous avez bien lu  Comment en est-on arrivé là?

    Pour commencer, nous cherchions une tente de 2kg maximum, hermétique aux insectes en tout genre et offrant une bonne habitabilité.
    Si possible, une robustesse certaine sur le long cours (faudrait pas qu'elle nous lâche au bout de 2 mois), une conception simple et un montage facile. Evidemment, un prix bon marché si possible!

    Pourquoi?

    • le poids: c'est l'objectif principal de notre liste de matériel; on va porter notre maison sur le dos, donc léger léger! On y reviendra dans un article à part.

     

    • hermétique: outre le confort certain, c'est une protection obligatoire contre le paludisme notamment, sans parler de toutes les joyeusetés qu'offre la nature: serpents, scorpions & Cie.

     

    • habitabilité: dormir l'un sur l'autre pendant 2 semaines, c'est pénible mais c'est faisable. Là on ne fera pas qu'y dormir; on y passera une partie de la journée (voir toute la journée si l'on s'y repose) le matin et le soir. Les contorsions pour ne pas toucher la paroi ou son partenaire, la non intimité permanente sont une source de stress non négligeable qui viendra s'ajouter au reste du voyage. Autant éviter ces inconvénients si possible.

     

    • robustesse: là je pense qu'il n'y a pas besoin d'expliquer pourquoi ;) Malheureusement ça rentre un peu en conflit avec le critère poids :(

     

    • conception simple et montage facile: les 2 sont liés. Non pas que nous soyons de grands fainéants ou des personnes dotées de 2 mains gauches chacun (quoique ;-) ), mais après des heures de marche éprouvante, sous la pluie, le froid et que sais-je encore; les solutions les plus simples sont les meilleures. Un montage qui prend 5 min par beau temps peut prendre le triple quand les conditions (ou le bonhomme) sont dégradées. Les tentes avec des arceaux et des sangles dans tous les sens ne sont  donc pas avantagées sur le plan du montage, mais elles ont également l'inconvénient d'être peu réparables sur place. Que faire si un arceau casse au milieu de nulle part? La randonnée étant une activité quasi inexistante dans nombre de pays que nous allons traverser, la probabilité de trouver un arceau de remplacement est faible. Si la tente possède un arceau, on peut le remplacer avec 2 bâtons. 2 arceaux croisés, ça commence à être plus sport. Et ainsi de suite...

     

    • le prix: évidemment moins c'est cher et plus on aura de budget à mettre ailleurs. Cependant, ce voyage est aussi l'occasion de se ré-équiper (ou de s'équiper tout court) avec du bon matériel qui nous resservira régulièrement par la suite lors de nos randonnées plus classiques. Les prix des abris ci-dessous sont donc en conséquence!

     


    Nous avons ensuite établi une liste des tentes disponibles que nous avons épurée en fonctions des critères sus-cités.

    Pour ceux que ça intéresserait; ci-dessous la "short list" finale avec les abris que nous avons vraiment étudiés. Il y a bien d'autres abris que ceux là, mais ils avaient au moins un gros point bloquant (pour nous) dès le départ, nous ne les présenterons donc pas.

    Seedhouse SL2 de chez Big Agnès, 1500g:

    Conception classique, mais habitabilité très (trop) réduite. On rentre par le devant et non les cotés, les parois sont inclinées.

    Taurus Vaude UL, 1800g:

    115cm en largeur! Vraiment trop short!

    Hubba Hubba de chez MSR, 2000g:

    L'incontournable Hubba Hubba! Sûrement la plus spacieuse des tentes dôme UL avec ses parois quasi verticales.  La moustiquaire et le double toit peuvent se monter indépendamment. Autoportante en plus!

    Au final dans les tentes "classiques", on aurait certainement prit la Hubba Hubba. Seulement voilà, le gros inconvénient de ces tentes, c'est quand même l'habitabilité. On a essayé la Hubba Hubba d'un couple de randonneurs amis, c'est quand même pas bien grand cette affaire... Nous sommes donc allés voir du coté des abris tipis!

    La Supermid de chez Mountain Laurel Design, 1600g, avec sa moustiquaire (non montée sur la photo)

    Déjà coté habitabilité on ne joue plus dans la même cour! Ce dont des abris 3 ou 4 personnes, donc très habitables à 2 même avec les affaires.
    Son prix, près de 500$ tout cumulé,  nous a cependant refroidi!


    Chez tarptent, il y a la Scarp2, 1700g (et aussi ses soeurs pas mal du tout):

    Ce n'est pas un tipi, mais son poids est très intéressant. Là on est sur une conception mono-paroi (au contraire de la majorité des tentes double paroi: une couche de tissu pour la protection contre l'extérieur, puis une seconde souvent en moustiquaire pour protéger des insectes). Gros avantage coté légèreté, même si la condensation plus importante peut être plus gênante (faut pas cogner la paroi sinon douche assurée!). Le vrai point faible (pour nous) c'est le coté résistance. Pour avoir vu la contrail (tente 1 personne) de chez ce fabriquant, le tissu est très fin et la jonction tissu plein / moustiquaire est forcément une zone plus fragile que sur le reste de l'abri. Sur une période plus courte c'est sûrement un très bon abri, le coté robustesse nous a cependant fait un peu peur pour 6 mois.

    La Mega light de Black diamond, 1800g, 450€:

    On a hésité longtemps avec celle là. On peut y dormir à 4, un vrai palace! Cependant pour avoir la moustiquaire, il faut la racheter à part, ce qui faisait vraiment grimper le prix en flèche mais on aurait pu en faire une nous-même. Le choix a tourné court quand le revendeur que nous avions contacté nous à fait part de la décision de Black Diamond de se recentrer sur le marché nord américain, cette tente n'est donc plus distribuée en Europe :(

    L'origami 3 de chez Sierra Design, 1500g, 180$:

    Il nous a fait de l'oeil celui là aussi; son seul gros défaut étant de ne pas avoir de moustiquaire en option. On aurait du la faire faire ou la faire nous même; un peu moins évident sur un abri en forme de pentagone.

    La Shangri la 3 de chez Golite, 2000g, 250$:

    On dit souvent que quand on achète une maison il faut avoir le coup de foudre et s'y "sentir bien" quand on y entre. Et bien c'est à peu près ce qui s'est passé quand on l'a essayé (Merci à vous Philippe et Marie-Line!). 160cm de haut, plus de 3m de diagonale, ça laisse de la place pour 2 personnes! Le gros problème avec cet abri, c'est que le fabriquant ne distribue plus qu'aux USA (il y a encore 1 an ce n'était pas le cas et on en trouvait facilement en Europe).

    Que choisir au final? La forme tipi nous a vraiment plu de par l'habitabilité qu'elle offre. Ces abris sont tous utilisables en 4 saisons (comprendre sous la neige), ce qui les rend d'autant plus polyvalents! La prise au vent sur les tipis est plutôt réduite et leur simplicité les rend très robustes: un mât central qui tient le tout est c'est fini. Pas de risque de casser son arceau au milieu de nul part... Et si le mât venait à être cassé, 2 bâtons de marche ou une branche d'arbre fonctionnent tout aussi bien. Un bémol cependant, la place occupée au sol est logiquement plus importante, ainsi que la discrétion forcément plus difficile que sur une tente classique.

    On a finalement choisi notre coup de coeur, la shangri la 3 :) C'est celle qui obtenait la meilleure note en prenant en compte tous les paramètres: poids, utilisable dès la sortie du carton (pas de moustiquaire à faire soi même), et le prix: 193€ 

    Et l'auto portance dans tout ça? C'est vrai que c'est un argument qui a son importance. Avec une tente  autoportante,  on peut vraiment dormir n'importe où sans la fixer au sol (à condition qu'il n'y ait pas de vent). Cependant, les cas où l'autoportance est vraiment indispensable représentent quand même un pourcentage assez faible rapporté au nombre de nuits au final. Nous avons préféré être à l'aise dans 95% des cas et un peu embêtés dans les 5% restants que de devoir se serrer la quasi totalité du voyage..

    C'est bien beau tout ça, mais comment fait-on pour acheter une tente qui n'est vendue qu'aux USA?
     Il existe des sites comme myus.com ou shippito.com qui se chargent pour vous de faire vos achats et de les expédier, moyennant paiement bien entendu. Ou alors vous trouvez quelqu'un qui habite aux USA et vous lui demandez de vous l'envoyer par la UPS ou Fedex. Prévoir une bonne centaine d'euros pour le transport, et surtout bien regarder les frais de douane!

    Ou alors, vous trouvez quelqu'un qui achète la tente pour vous... et qui vous la ramène en France pour vous dans ses bagages: économique!

    Un immense merci à toi Sophie et ton mari pour la confiance que vous nous avez accordé! Merci d'avoir pris le temps d'étudier la chose, d'avoir accepté de faire cette commission pour nous. Et surtout merci aux parents de ton mari d'avoir bien voulu emporter notre tente vers la France dans leurs bagages!

    Comme quoi, la générosité existe bel et bien! Et j'espère que ce n'est que le début!

     

     


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  • En préparant ce voyage, nous avions à coeur d'utiliser le plus possible les transports terrestres, moins gourmands en énergie; mais aussi afin d'effectuer un dépaysement lent au fil de notre périple.

    Mais il fallait quand même prendre l'avion!

    Nous avions retenu deux prestataires de billets "Tour du Monde": ZipWorld et Travel Nation.

    Nous avons finalement contacté par mail ZipWorld pour une formule "Zip4U" donc à la carte... car nos vols étaient bien spécifiques. Nous avons reçu un devis qui nous convenait et que nous avons un peu fait évoluer au fur et à mesure des conversations avec nos interlocuteurs puis nous nous sommes décidés.

    L'avantage étant que nos vols sont modifiables par Internet tout au long de notre voyage.

     

    edit du 09/12/13: Notre bilan sur zip world dans cet article:
    http://poletarianesuiventlefil.eklablog.com/bilan-sur-zip-world-a103069051

    ainsi qu'un article complémentaire sur les billets TDM:
    http://poletarianesuiventlefil.eklablog.com/les-pieges-d-un-billet-tour-du-monde-a103025603


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  • Eh oui, qui dit voyage... dit vaccins pour se protéger contre tout ce qui pourrait nous arriver... et là on en lit des horreurs.... moment pas cool des préparatifs!

    Nous sommes allés en Consultation Voyageur à l'Institut Pasteur (30 euros par personne) et nous sommes restés un bon moment à détailler notre périple... jusqu'à déterminer les vaccins nécessaires ainsi que notre protection contre le palu (là-dessus... on se pose encore des questions).

     

    Voici les vaccins faits ou en cours:

    - hépatiteB

    - être à jour sur le vaccin DTP

    - hépatite A

    - Thyphoïde

    - Rage (3 injections)

    - On se pose la question de l'encéphalite japonaise.

    edition ultérieure au message d'origine: Nous allons faire l'encéphalite japonaise tous les deux... trop de risques si on ne le fait pas...


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