• Nous tenions à dire un immense MERCI à tous ces gens que nous avons pu rencontrer au cours de notre périple, à tous ceux qui nous ont redonné une foi incroyable en l'homme et sa gentillesse.

    MERCI pour tous les encouragements, pour tous les sourires plus incroyables les uns que les autres, pour tous les bonjours, pour toutes les petites attentions à notre égard. MERCI aussi à ceux qui ont pris de leur temps, d'eux-même, pour nous aider et nous guider. MERCI à ceux qui nous ont arrêté pour discuter, parfois au feu rouge, à ceux qui nous ont offert un plat, à ceux qui nous ont souhaité la bienvenue... MERCI à ceux qui ont préparé nos vélos, qui ont réparé le mien et qui nous ont donné des conseils.

    Jamais je n'aurais cru pouvoir vivre ça, jamais je n'aurais pensé qu'on me ferait, à moi petite voyageuse cycliste, un accueil si incroyable. J'en suis transformée à jamais et je reviens avec un regard différent. 


    1 commentaire
  • En ce qui concerne l'itinéraire, nous ne recommandons pas spécialement celui que nous avons suivi, à savoir la côte ouest. On ne sait pas si c'est mieux ailleurs, mais à quelqu'un qui débarquerait de Langkawi, je lui dirais va à Georgetown, puis aux Cameron Highlands puis tente ta chance à l'est!

     

    État des routes: très variable. Je dirais de passable à moyen. Le bitume est de mauvaise qualité avec des trous, creux et bosses sur le bord de la route. Quand il y a une bande d'arrêt d'urgence, il faut bien éviter les clous, éclats de verre et toutes les cochonneries qui trainent là dessus. De plus, les routes sont souvent étroites et quand 2 camions se croisent en nous doublant ça serre beaucoup! Quelques belles portions parfois quand on a de la chance... La note peut sembler dure. Pas de chance pour la Malaisie, elle est coincée entre Singapour et la Thaïlande, la comparaison est forcément en sa défaveur!

    Trafic sur les routes: démentiel! Faut dire que l'on n'est pas tombé à la meilleure période. C'était vraiment dangereux certains jours. Je ne sais pas si des couples l'ont déjà fait avec bébé dans la remorque mais moi j'y réflichirais à deux fois...

    Camping: jamais essayé ici. Dans tous les cas, le meilleur moyen de bien dormir reste la solution hamac + moustiquaire + bâche (si risque de pluie). C'est un peu un regret pour nous, mais nous avons eu, soit la canicule, soit la mousson et on n'avait vraiment pas envie de dormir dans la tente. Rajoutez à cela la faune pas très accueillante (serpents, etc), nous avons préféré le dur. (copié collé du laos et de la thaïlande!)

    Hébergement: bof. Comparé à la Thaïlande c'est cher et de bien moins bonne qualité... Pour nous, le vrai problème ça a été de mettre les vélos à l'abri (pas dans la rue donc). Pour la 1ère fois, on s'est fait refouler de bon nombre d'hôtels à cause de nos vélos. Soit c'était non direct, soit il fallait insister pour pouvoir le mettre dans la réception ou dans la chambre. Le plus surprenant, c'est que c'était les hôtels les moins chers qui nous refusaient! A contrario, dans les hôtels "mid-range" c'était plus simple en général. Du coup ça n'a pas aidé pour le budget. Les hôtels chinois par contre nous ont toujours acceptés.

    Ravitaillement: un peu dur parfois à cause du ramadan pour nous mais globalement ça a été. Petites épiceries assez fréquentes sur le bord de la route.

    Sécurité: sans même revenir sur notre petite agression, on a toujours fait un peu plus gaffe à nous et à nos affaires qu'ailleurs. On ne sait pas, juste un feeling comme ça.

    Faune: sur notre parcours, nous avons croisé beaucoup de chiens... écrasés sur le bord de la route. Vraiment. Le peu de chiens qui sont en vie n'a pas cherché à nous courir après.

    Accueil: comme je le disais dans le précédent article, globalement très sympa mais une petite frange pas très cool quand même. Mitigé donc.


    2 commentaires
  • Comment sait-on que l'on est rentré en France? C'est simple, un français ça râle. Il râle parce que ça ne va pas assez vite, parce que ses bagages ne rentrent pas en cabine (fallait pas acheter une aussi grosse bouteille au duty free mon gars...), et parce qu'il aime ça, tout simplement. Ah, ça faisait longtemps!

    A Roissy en sortant de l'avion on prend la ligne "citoyens européens" au contrôle de l'immigration. Ça c'est génial. Derrière le portique c'est chez nous, l'Europe. On lui reproche beaucoup de choses, les hommes politiques aiment bien se défausser dessus (facile, elle ne peut pas répondre) et son double cerveau commission européenne / parlement européen laisse franchement à désirer... Cependant, on ne s'est jamais sentis aussi européens que pendant ce voyage. Etre européen c'est avoir une histoire commune, des racines communes et c'est également une certaine manière de penser et d'appréhender les choses. C'est plus facile à vivre et à comprendre à l'autre bout du monde qu'avec mes mots!

    Ça y est, le portique est passé. Je n'y porte jamais attention, mais là je l'ai vu. Des blancs, des noirs "foncés", des plus clairs, des maghrébins... C'est incroyablement diversifié chez nous, et ça fait plaisir de voir que personne ne nous dévisage parce que l'on est comme ci ou comme ça. Bon point!

    Les cartons de vélos sont dans le taxi, on rentre à la maison. Mais que c'est petit Paris! Et ça m'a paru calme, mais calme à coté de la bruyante Asie... (OK, paris en août c'est désert mais quand même). En tout cas c'est agréable.

    En parlant de taxi, le chauffeur était sympa. Et le staff de l'avion également. Le magasinier à Auchan de même. Quand on y fait gaffe, ben les français aussi sont sympa - et pas besoin d'aller à l'autre bout du monde pour expérimenter ça. Faut juste y faire gaffe au jour le jour, c'est un état d'esprit. Soit tu te focalises sur ce qui ne va pas, soit tu regardes les trucs bien qui t'arrivent tous les jours.

    Le vrai drame, ça a été de faire les courses. Parce que depuis la Mongolie c'était fini, mais surtout on re-réalise l'abondance dans laquelle on vit tous les jours. Grosse déprime au rayon des shampoings. Déjà, il y a un rayon juste pour "ça". Des dizaines et des dizaines de sortes de shampoings, partout. Pour les cheveux machins, les cheveux trucs, avec des renforts en vitamines pro B triple axel quadruple piqué qui-vont-te-faire-du-bien-et-te-sentir-mieux-dans-ta-vie. Génial, mais moi je veux juste un shampoing! Celui de base, pas celui qui fait les cheveux encore-plus-souple-que-souple et qui coûte mon budget de 2 jours en Asie... Dépité, j'ai repris celui que j'utilisais avant de partir. Ouf, ils n'ont pas changé la couleur du tube! Heureusement que l'on est pas partis un an, je ne sais pas si l'on aurait survécu... Comment j'aurais fait si la boîte avait changé? Hein?
    Quand on pense qu'au Laos ils ont à peine les produits de première nécéssité...
    Dur aussi de savoir quoi acheter. On prend quoi en course d'habitude? En tout cas pour le whisky j'ai tout de suite retrouvé mes marques (le rayon n'a pas bougé d'un iota, sympa pour moi) et là par contre ça me dérange pas qu'il y en ait 36 sortes! ;-)
    A la caisse, on était un peu perdus avec les pièces de monnaie. Il y a un nouveau billet de 5 euros aussi, ce n'est pas un faux parait-il.

    On a eu 48h difficiles (mais c'est fini à l'heure où vous lisez ces lignes) avec la langue française. Quand on s'adressait à quelqu'un on utilisait systématiquement l'anglais et on disait "thank you" une fois sur deux.

    On a aussi repris notre appart. Ça fait bizarre de rentrer dans ses chaussons. L'impression d'être partis hier... Par contre c'était vraiment confortable, on ne peut pas le nier. Petit moment d'incertitude en pleine nuit quand même: "mais je suis où là?". Ah oui, chez moi, plouf je me rendors illico.

    Je ne doute pas que l'on va très vite reprendre notre petite vie routinière. J'espère juste que l'on saura garder en nous ce regard différent que nous a apporté ce voyage.


    4 commentaires
  • Plus que 3 jours avant le retour! On partagera notre temps entre la visite de la ville et la préparation des vélos que nous devons entièrement démonter pour la mise en soute dans l'avion.
    Au final cela donne une après midi de marche et plusieurs heures de balades urbaines à vélo - de loin le meilleur moyen de visiter la ville avec peu de temps. Nous n'avions pas vraiment de plan de la ville, on a donc tout fait au pifomètre sans forcément savoir ce que nous étions en train de voir. On s'en fichait un peu, le but étant surtout de profiter de nos derniers jours en Asie!

    On commence le dimanche par la mosquée des milles et une nuit, en bordure du quartier indien:

    Singapour

    Ce dernier est très peuplé (comme tous les Little India) mais surtout très propre, on est à Singapour... C'est aussi le quartier le plus pauvre que nous aurons vu: pas de malls ici, mais des temples et des mosquées pleins à craquer.

    Plus à l'ouest, on trouve Orchad: ici encore beaucoup de temples, mais dédiés à la consommation cette fois. Des malls à n'en plus finir, allant de "bon budget" à "budget même pas en rêve". Bref, très luxueux mais une certaine esthétique qui n'est pas déplaisante non plus.

    Singapour

    Qu'est ce qu'on fichait ici? Il se trouve qu'ariane, frustrée de porter le même pantalon et le même t-shirt pendant 6 mois voulait faire un casse chez "desigual" pour se sentir mieux. Je blague, elle n'a rien acheté! (Ouf! ) En fait on était là car on etait invités à manger par connaissances interposées chez un couple d'expatriés qui habite le quartier. Un repas avec du pain, du vin et du fromage sortis juste pour nous, ah que la vie est bonne! Surtout, une super soirée entre européens où l'on a pu mesurer encore une fois combien nos racines sont communes et profondes! Ça ne transparaît pas forcément chez nous, mais depuis que nous voyageons ça nous saute au nez à chaque rencontre... 

    Lundi nous nous rendons sur l'île de sentosa; c'est le point le plus au sud de singapour et c'est également là que se trouve le plus grand aquarium au monde. Une manière pour nous de finir de manière sympathique les derniers km de ce voyage en nous rendant au plus près de l'équateur.
    L'accès à l'île n'a pas été conçu pour les vélos, il a donc été difficile de trouver l'aquarium par la route. Une fois fait, les efforts valaient largement le coup puisque ce lieu est absolument splendide. Difficile de rester de marbre devant les colonies de poissons multicolores, les coraux, les requins, les méduses, les raies, le tout mis en valeur par des éclairages somptueux! (Les photos ne rendent pas grand chose mais bon)

     Dans le tunnel de l'entrée, en levant la tête

    Singapour

    Il y a du monde

    Singapour

    Des poissons schtroumfs

    Singapour

    Je vous jure que les photos sont moches à côté de la réalité... et pourtant ces méduses étaient drôlement bien mises en valeur.

    Singapour

     

    Singapour

    On est restés scotchés devant cet aquarium, le plus grand du monde, pendant 30min sans bouger

    Singapour

     

    Singapour

    Nos amis les requins

    Singapour

    Durant le retour à l'hôtel, à vélo, on pourra encore admirer les beautés architecturales de cette ville. (Vous excuserez les cadrages, j'ai pris ces photos sur le vélo d'une main en pédalant, pas toujours simple de cadrer dans le trafic)

    Vieilles façades

    Singapour

    Du vert on a dit!

    Singapour

    Ça grimpe

    Singapour

    Une mosquée

    Singapour

    J'en profite pour dire que sur le plan ethnique, Singapour est une miniature de la malaisie. Beaucoup de chinois (80%), des malais et des indiens. On retrouve donc pléthore de temples chinois, hindous et des mosquées. Il y a en revanche beaucoup plus d'églises qu'ailleurs, notamment des eglises chinoises.
    Le soir même on commence le démontage des vélos, snif, c'est vraiment la fin...

    Mardi sera notre dernière journée. On fait les poubelles pour trouver des bouts de cartons et du polystyrène, on est en compétition avec les gars qui font de la récupération avant les éboueurs! On finit le démontage des vélos et l'emballage dans les cartons. Un dernier coup d'oeil sur le compteur: 5391km depuis Chengdu, ça fait une trotte quand même. Petite larme...

    Une fois tout emballé, ça donne ça:

    Singapour

    Plus de 6 mois de vie qui tiennent seulement dans 45 litres de sac / sacoches et un vélo. Qu'est ce qu'on a de bazar dans son appart!
    On aura le temps de méditer ça dans l'avion du retour: on mettra 24h pour rentrer à Paris - alors que ça nous aura pris plus de 6 mois pour l'aller! 

    Malgré tout, pas question de se laisser abattre. On se fait le meilleur resto japonais de notre vie à l'aéroport de Singapour et je m'achète un demi kilogramme de m&m's au duty free!

    Singapour

     


    3 commentaires
  • Quelques images insolites... Je vous laisse regarder la photo puis vous trouverez en dessous la légende correspondant.

     

    Et en bonus...

    Ahhhh, les durians! On trouve ce genre de panneau un peu partout en asie du sud est. Ce fruit est souvent interdit dans les lieux publics et dans les hotels. Pourquoi? Il est d'une puanteur infernale! Ça empeste sévèrement et c'est vraiment désagréable. On s'est déja fait "gazer" en roulant derrière un camion transportant des durians, attention à la chute...

     

    Et en bonus...

    Pas d'idée? Une flèche collée au plafond d'un hôtel... dans un pays musulman... Toujours pas? Il s'agit tout simplement du "kiblat", soit la direction vers laquelle tout musulman doit se tourner pour prier. Cette flèche indique donc la mecque!

     

    Et en bonus...

    Chez nous on a un panneau avec un cerf en train de courir. Bah ici c'est la version locale du "attention animaux sauvages".

     

    Et en bonus...

    On pourrait traduire par "attention chien méchant". Ici c'est le stade d'après!

     

    Et en bonus...

    Un énième panneau à l'entrée d'une école scolaire... En Asie du sud est, la règle c'est l'uniforme. Comme vous pouvez le voir, absolument toute la tenue y est détaillée, pas intérêt à sortir du rang!


    votre commentaire
  • Nous sommes restés 3 semaines en Malaisie, mais notre itinéraire calqué sur la côte ouest nous a empêché de mesurer toute la diversité de ce pays. Nos impressions sont donc forcément très subjectives...

    Dans les bonnes choses que nous retiendrons, il y a la cuisine qui est vraiment variée avec les différentes origines ainsi que le contact avec les autochtones. De loin, c'est le pays où l'anglais est le mieux maitrisé car utilisé couramment par les locaux pour se parler entre eux. La maitrise de la langue combinée avec un naturel curieux et peu timide, on rencontre forcément des tas de gens avec qui il est possible d'avoir une conversation un peu plus évoluée que "combien ça coûte" ou "je suis français". Ça fait vraiment plaisir et on a vite eu le sentiment que les malais étaient les meilleurs potes de qui voulait bien causer 5 minutes avec eux.
    Nous avons également apprécié la majorité des coins touristiques que nous avons parcourus, même si le fait d'être en basse saison a joué en notre faveur pour en profiter pleinement.
    Et puis, nous avons aussi été séduits par la diversité culturelle qui est présente dans tous le pays. C'est juste incroyable; on passe de Little India à Chinatown en quelques mètres et l'ambiance change du tout au tout, le décor aussi et tout est très vivant. C'était chouette de retrouver des éléments chinois dans les villes qui nous rappelaient notre séjour de 3 mois en Chine.

    Malheureusement pour nous, si le fait d'être à vélo nous a permis des rencontres inoubliables, nous avons néanmoins pas mal souffert de ce mode de transport. En dehors des quelques lieux touristiques, la route était horrible et ça tournait à l'épreuve mentale certains jours. Trop de trafic, trop dangereux, tout le temps, partout et une vue lassante... Cela a été renforcé par la période des vacances malaises et du fait de notre parcours sur la côte ouest. Elle est saturée en temps normal, là c'était le cauchemar tous les jours. A la base on voulait faire la côte est, mais nous sommes arrivés en plein ramadan. Cette côte (surtout le nord) étant très musulmane, il est impossible d'y manger le jour car il y a très peu de chinois ou d'indiens (dixit les locaux à qui nous avons demandé), nous avons donc renoncé malgré son coté plus sauvage et plus calme (parait-il).
    Les paysages qui s'offraient à nous étaient, majoritairement, des palmeraies à n'en plus finir et ce n'était pas particulièrement bon pour le moral. Heureusement, nous avons pu passer à travers des portions un peu plus sympathiques avec de jolies petites maisons typiques, mais si peu...
    De plus, si une bonne partie de la population est très accueillante, une frange non négligeable nous a clairement manifesté son indifférence, voire son hostilité (et je ne parle pas de notre petite agression qui a été exceptionnelle). Après une bonne journée de m*rde sur la route, une telle attitude achève de pourrir la journée... C'est la première fois que nous avons rencontré de telles situations de manière régulière. Au début on prend ça pour des cas isolés, au bout d'un certain nombre ce n'est plus un hasard...

    Bref, on a donc un bilan plutôt mitigé sur le pays. On ne pense pas que l'on aimerait le refaire à vélo d'ailleurs. A pieds, on irait probablement faire de la plongée car les spots semblent merveilleux. Ça a d'ailleurs été un regret, avec plus de temps on y serait certainement allés après la fin du ramadan.
    Mais bon, on est bien conscient que l'on a pas fait forcément la partie la plus belle de la Malaisie, il y a certainement moyen de mieux apprécier ce pays sur 2 roues!


    3 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires