• Pour accéder à tous les budgets pays par pays, vous pouvez utiliser le tag "budget" dans le nuage de tags sur la gauche de l'écran. Tout y est détaillé, les petites subtilités qui ont fait baisser le budget ou au contraire les bourdes qui nous ont coûté cher.
    En revanche, c'est vrai qu'ils ne sont pas très lisibles car nous n'avons pas utilisé de catégories fixes à chaque fois. Par exemple, parfois il y a un budget "divers" qui contient le prix des cyber cafés, et les fois suivantes non. Bref, ce n'est pas très lisible. Dans le tableau ci-dessous j'ai donc repassé l'intégralité des budget à la moulinette pour avoir quelquechose de plus cohérent.
    Pour un même pays vous noterez peut être quelques différences entre les chiffres du tableau et le budget détaillé, c'est normal. Il y a quelques oublis, quelques erreurs dans la compta mais cela importe peu au final.

    Les catégories

    • Total: total par jour pour 2 personnes. Je n'ai pas voulu faire un budget par personne car il aurait été biaisé par l'hébergement. Si vous voyagez seul, il peut y avoir un surcoût si vous devez prendre une chambre double pour vous tout seul. A l'inverse, nous avons souvent dépensé plus pour avoir une chambre double rien qu'à nous, prendre un dortoir en étant seul revient alors moins cher par personne. A vous de voir.
    • Nourriture: par jour pour 2 personnes. Inclut les repas payants, les courses, les friandises, bref, tout ce ce qui ce mange.
    • Hébergement: par jour pour 2 personnes. Nous avons peu utilisé notre tente, ils ne sont donc pas biaisés par une vie outdoor.
    • Transports: par jour pour 2 personnes. Cette catégorie englobe tous les transports payants utilisés excepté les billets d'avions aller et retour. Cela va du ticket de bus à la traversée de la Russie en Transsibérien.
    • Tourisme: par jour pour 2 personnes. Le prix des billets pour les visites, les souvenirs. Le prix du transport utilisé pour se rendre sur le lieu visité est inclus dans la catégorie transport.
    • Divers: par jour pour 2 personnes. Ça n'a pas beaucoup de sens de faire un budget par jour, mais c'était le plus lisible au final. S'y trouve tout ce que nous avons dépensé qui ne rentre pas dans les autres catégories. Des cartes postales, des timbres, le coût des cyber cafés, un achat de maillot de bain, d'un bonnet, les guides touristiques, les cartes routières... Les seules exceptions:
      • l'achat de matériel onéreux et très spécifique (une doudoune en russie, un vélo, etc...)
      • les frais de renvoi de colis volumineux en France.
    • Le nombre de jours restés par pays.
    • Le taux de change en vigueur lors de notre séjour. Pour 1€, nous avions 40 roubles, 1800 tugriks, etc...

    Vous avez dit "routard"?

    Il doit y avoir autant de budgets que de voyageurs, et quand on regarde sur internet on tombe sur des chiffres allant de 1 à 5 pour un même pays, avec des commentaires du style "hou là là, alors nous question budget on était super serré et on faisait très attention" ou encore "oui, on a vraiment voyagé en mode routard". Super pratique pour s'y retrouver...
    D'ailleurs ça me permet d'enchainer sur une belle perle écrite par moi même avant le voyage:
    "Nous comptons voyager « en mode routard » en dormant dans les auberges, guest houses et petit hôtels bon marchés. De temps en temps un truc un peu plus confort pour refaire le plein d’énergie ! Pour la nourriture, manger dans la rue !"

    Soyons sérieux 5 minutes... Le net est rempli de voyageurs routards dormant dans les pires taudis et mangeant dans les échopes les moins ragoutantes qui soient. Bizarrement, on a vraiment croisé très très peu de "routards" nous... Et pour tout vous dire, je ne pense pas être un routard et je ne souhaite pas en devenir un non plus!
    Avoir un sac à dos, dormir dans une guest house ou un petit hôtel et manger dans la rue, ça c'est être un touriste à petit budget! On a croisé quelques routards (des vrais), c'est franchement d'un autre niveau. Ils dépensaient en moyenne 2 à 4 fois moins que nous, payaient rarement leurs transports et mangeaient vraiment au moins cher du moins cher. Bref, ça n'avait rien à voir avec nous ni même avec la majeure partie des blogs de voyages que nous avons pu lire.
    Bref, évitons de galvauder ce terme!

    Notre niveau de vie

    S'il fallait se mettre dans une case, nous opterions pour "touristes à petit budget confortable".
    Petit budget, car on est grosso modo plutôt dans la moyenne basse des chiffres que nous avions consultés avant de partir. Confortable, car on s'est franchement fait plaisir sur pas mal de choses et on aurait pu dépenser beaucoup moins parfois. Mais à quoi bon?
    Voyager "petitement" a été une sorte de jeu tout au long de ces 6 mois, nous avons beaucoup aimé. Ça oblige à sortir de son petit confort, on tente de nouvelles expériences et on rencontre des gens que l'on aurait pas vu sinon (des routards, tiens!). Mais à la différence de ces derniers, il y a des fois où c'était super agréable de sortir le joker et de se faire plaisir... pour le plaisir de se faire plaisir! On a qu'une vie et on ne sait pas si l'on sera encore en vie demain. Pourquoi se priver de ce délicieux plat qui à l'air très tentant? Vous ne voyez pas pourquoi? Et bien nous non plus, donc on sort la CB!

    Pour vous donner une idée de notre style de vie:

    • Nourriture: ahhhh, le budget nourriture! On a vraiment tout fait, du boui boui crasseux (vraiment!) au resto un peu haut de gamme (pas trop non plus, mais du genre noté $$$ dans le lonely). Beaucoup de friandises aussi. Par contre, quasiment toujours de la nourriture locale . Manger une pizza peut coûter une fortune au bout du monde, donc non! Par contre aucun complexe pour faire 4 repas par jour avec 2 goûters pendant une bonne journée de vélo.
    • Hébergement: les gens sont des gros c*ns qui ne respectent pas le sommeil des autres. Et bien du coup on a vraiment pris beaucoup de chambres doubles, avec bouchons dans les oreilles! Pas toujours (budget oblige), mais c'était la majorté de nos nuits.
    • Transports: à part quelques exceptions, toujours en 3ème classe ou en transports en commun.
    • Tourisme: on fait toujours tout par nous même, et pas de tours. Ça réduit les coûts. Si c'est trop cher pour ce que c'est, on réfléchit à 2 fois.
    • Divers: peu, très peu de souvenirs ramenés... Quelques livres, des épices, pas de quoi nous ruiner.

     Les chiffres

    Le budget pays par pays

    Russie: Beaucoup de dortoirs, car les doubles étaient vraiment chères. Question nourriture, matin et soir c'était souvent cuisine à l'auberge. Transports élevés, car on a 218,5€ de transsibérien par personne (ça ne coûte rien le train!).

    Mongolie: C'est le pays le moins coûteux que nous avons traversé. Attention cependant si vous comptez faire du tourisme de masse, les tours vendus par les auberges sont hors de prix et vous grimpez très vite à 40-60-80$ / jour / personne.

    Chine des villes: En gros cela correspond à notre tronçon Erlian - Chengdu. Déplacements en transports en commun, nuits en auberge et en chambre double. Pas mal de tourisme à Beijing.

    Chine des campagnes: cela correspond au tronçon Chengdu - Mohan, mais à vélo cette fois ci! Donc plus de transports, et des hôtels chinois ce qui fait baisser le coût.

    Laos: nourriture extrêmement onéreuse, et pourtant on a eu faim. Si vous restez dans les spots à touristes ça va (il y a toujours un night market quelque part, etc...). Dans la cambrousse... Hébergement pas donné non plus. La case "divers" est assez élevée, mais on a acheté pas mal de bouquins.

    Thaïlande: Bangkok a fait monter la note pour la nourriture et l'hébergement.

    Malaisie: Depuis la Chine, prendre des chambres double à 2 était un bon investissement. Pour un petit supplément de quelques euros, gros confort en plus. A partir de la malaisie ce n'est plus vrai. Les dortoirs sont bon marchés, contrairement aux chambres doubles. On a préféré mettre le prix à cause de la fatigue du vélo assez importante dans ce pays.

    Singpaour: pas vraiment représentatif. Fin de voyage, qui plus est dans un bel hôtel. Il n'y avait pas de food market à proximité non plus ce qui donne ... une note salée! Une guest house dans little india et vous divisez tout par 3 ou 4.


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  • Ahhhhhh, la question du vélo! Vaste débat s'il en est... Je me propose néanmoins pour apporter mon petit grain de sel sur le sujet. Sans vouloir être exhaustif, j'espère que ce billet vous sera utile.

    Pour commencer, si vous lisez ce billet installé bien confortablement dans votre canapé chez vous car vous projetez un achat pour un futur voyage, prenez le temps d'écumer les forums. Vous aurez des retours plus fournis et plus pertinents que le mien sur quel vélo prendre selon le lieu et votre pratique.

    Pour les autres, si le temps vous est "compté" et que vous compter partir dans les 72 heures, il vous faudra trancher rapidement parmis les modèles que vous avez sous la main. Il y a quelques points sur lesquels il faut faire attention, mais cela reste assez simple.

    Si vous êtes installés confortablement dans un quelconque café d'un pays occidental, le choix reste assez simple:

    • Comptez vous voyager avec votre futur vélo en dehors d'un pays occidental?
      Si oui, passez au paragraphe suivant, sinon lisez ce qui suit.
    • Point n°1: prenez un vélo qui vous va. Le pire qui puisse vous arrivez, c'est la blessure. Mal aux genoux, au dos, aux cervicales... Mieux vaut partir faire le tour du monde avec un vélo de grand mère à sa taille qu'une randonneuse trop petite. Prenez quelques minutes pour mesurer votre entrejambe et ensuite regarder sur internet ou sur les catalogues constructeurs la taille de cadre adaptée. Bref, c'est LE moment primordial, ne baclez pas ce sujet. Après, vous pourrez ajuster: potence, recul de la selle...
    • Point n°2: si vous avez trouvé un ou plusieurs vélos à votre taille, choisissez selon le reste de vos critères et allez rouler...

    Quoi? C'est tout? Ben oui! Ne vous privez pas pour aller vous renseigner et lire quelques lignes sur internet, mais cela devient vite chronophage et on en ressort avec des questions existentielles sur le choix du diamètre de roues, le nombre de pignons à avoir, moyeu rolhoff ou pas, etc... Ces questions sont certes importantes, mais surtout quand vous avez du temps pour vous renseigner et pour trancher!
    Mon avis, c'est que dans les pays occidentaux on trouve "facilement" des magasins de vélos avec les pièces qui vont bien. N'importe quel magasin aura des roues en 700 et en 26", des dérailleurs 7,8,9 ou 10 vitesses. Et s'il ne l'a pas, un autre l'aura ou pourra le commander. Bref, à moins de partir sur un "montage" vraiment exotique, il y a peu de risques du coté matériel.

    Vous ne rentrez pas dans les 2 catégories du dessus car vous lisez ce billet (à tout hasard!) dans un cyber café à Beijing rempli de chinois surexcités, fumants comme des pompiers en jouant au dernier MMORPG chinois à la mode. Il fous faire un choix rapide avant de mourir d'asphyxie par manque d'oxygène. Je sais ce que c'est, je vais essayer de faire bref! ;-)

    • Point n°1: le même que celui du dessus; prenez un vélo à votre taille! Et méfiez vous des vendeurs qui vous disent qu'il n'y a qu'a monter la selle... Si le cadre est trop court, il est trop court!
    • Point n°2: NON à l'exotisme. L'exotisme, c'est la galère assurée quand il y aura un problème sur une pièce, parce que justement personne n'en a en stock voire même ne savait pas que ça existait! De ce point découlent plusieurs règles:
      • Roues de 26", beaucoup plus répandues. Dans les petits bleds en Asie, il y a peu de roues de 700.
      • Roue libre à cassette 8 vitesses (9 et 10 trop rares)
      • Freins à patins. Pas de freins à disques! Parce que quand vous mettrez votre vélo dans un train et que vous le récupèrerez avec le disque voilé dans l'étrier, vous faites quoi? Tous les magasins vendent des vélos avec disques, mais il y en a seulement 1/10 qui possède des disques de rechange! C'est hallucinant mais c'est ainsi.
    • Dans le même registre, attention à la marque de vélo que vous achetez. Je n'ai rien contre les marques chinoises ou indiennes, mais de ce que j'ai pu voir (en Chine), tous les composants sont chinois. Donc ils ont leur popre chaine, leur propre dérailleur, leur propre cassette, c'est à coup sûr du non standard. Une fois hors du pays, bon courage pour trouver les pièces...
      Une marque de vélo que vous avez déjà vue en France est un bon point. Cela signifie que la marque est mondialement distribuée, donc que les pièces de rechange sont trouvables plus facilement.
    • Point n°3: Un bon vélo de voyage est un vélo fiable. Je préfère avoir un vélo rustique sans gardes boues et sans lumières et mettre plus de budget dans un porte bagage de qualité qu'une machine toute équipée bas de gamme.

    Et bien je pense que tout est dit! Maintenant faut aller rouler! ;-) Je me permets encore quelques remarques générales cependant.

    • Voyagez léger!!!! Contre vent et marées, je maintiendrais que voyager léger c'est plus de plaisir et plus de liberté, sur la route comme dans la tête. Ça permet surtout de soulager la mécanique et de prendre (par exemple) un porte bagage plus léger ou de moins bonne qualité (si vous êtes contraint par le budget). Forcément, 40kg de sacoches ça ne fait pas les mêmes contraintes que 10...
      Et rappelez vous, le plus léger c'est ce que l'on n'emporte pas. Si vous n'avez pas le budget, oubliez la tente en cuben à 500€, le truc bidule en titane je sais pas quoi... Relisez vous un petit roman de Jack London pour re-prendre conscience de ce que les trappeurs emportaient il y a plus d'un siècle en Alaska pour tenir des températures complètement délirantes... Si vous avez le budget, ça ne regarde que vous...
    • Quel budget faut-il consacrer au vélo?
      Depuis que j'ai rencontré des mecs avec plus de 10 000 bornes au compteur sur des vélos de supermarchés à 200€, je ne jurerais plus de rien! Personnellement la mécanique ça me gonfle vite donc j'ai tendance à prendre ce que je pense être le plus fiable quand j'ai le choix. Le prix s'oublie, la qualité reste. Mais c'est très subjectif...
    • Faites au mieux! L'industrie du cycle étant ce qu'elle est, il est difficile de trouver  un vélo combinant toutes les attentes du cyclo fauché... Par exemple, seuls les VTT bas de gamme ont encore des freins à patins. Sur le milieu de gamme, on passe aux disques mécaniques lourds et qui posent des problèmes pour trouver les pièces adéquates. Mais on a des meilleures roues et une meilleure transmission... Les freins hydrauliques se généralisant, je pressens que dans les années à venir quelques cyclos vont devoir se faire des purges de freins au milieu de nul part, ça va être sport!

    Pour finir, vous pouvez mettre tous ces "points" à la poubelle. LE TRUC que j'ai vraiment appris en voyage, c'est que c'est une erreur de croire que si vous n'avez pas tel ou tel type de matériel vous ne pouvez pas partir. Il vous le faut absolument! Un petit mensonge bien distillé par une industrie du loisir outdoor qui y trouve ses comptes...
    Ben non, c'est pas vrai. Si je devais repartir sans un kopeck, j'irais voir ma grand mère pour lui demander son vélo. Même si ses roues ne sont "pas comme il faut" et que sa géométrie n'allie pas "rendement, confort et performance". Et je partirai en jean s'il le faut, même si je dois avoir des irritations sur mon beau derrière musclé (dixit ma femme! ). Ça serait le must de l'anti performance et de l'anti confort, mais partir est la chose la plus importante.
    Et c'est un mec qui adore le matos et qui a claqué une bonne partie de son budget dedans qui vous dit ça...


    2 commentaires
  • Allez, un encore un petit conseil si vous voyagez en couple ou à plusieurs et que vous débutez dans le voyage à vélo.

    L’idée de ce billet m’est venue en voyage suite à un mail échangé avec un ami où il me demandait sur le ton de la plaisanterie « alors, c’est qui le plus fort ?». J’ai répondu sur le même ton « moi évidemment ! », et cela m’a bien fait rire car j’ai tout de suite pensé à Mario Ramos et son livre de jeunesse « C’est moi le plus fort » que j’avais beaucoup aimé (oui, je lis les mêmes livres que les élèves de ma femme !).

    Garder l'rythme, garder l'rythme!!!

    Bref, je n’ai pas trop de gloire à tirer de cet état de fait, vu qu’un homme moyen est physiquement plus résistant qu’une femme moyenne. De cet état de fait découle cependant 2 ou 3 choses que nous voulions vous partager.

    Une spécificité, selon moi commune aux voyages non motorisés, c’est d’apprendre à gérer son rythme – et celui des autres. On a beau partager les mêmes rêves, les mêmes envies, la même démarche; nous ne sommes pas physiquement identiques ce qui implique une gestion de l’effort fondamentalement différente. Ces différences de rythmes peuvent être une source de conflit si elles ne sont pas connues et acceptées de tous : « tu ne m’attends jamais dans les montées / descentes », « tu vas trop vite », « tu t’arrêtes trop souvent », etc… Il y a suffisamment de sources de conflit dans un voyage, pas la peine d’en rajouter pour rien.

    Nous avons tous une manière différente de gérer notre effort. Certains font des petites pauses très souvent (comme Ariane, toutes les heures), d’autres préfèrent des bonnes pauses espacées dans le temps (comme moi). A forme égale, mon rythme de croisière dans les cols est légèrement supérieur (< 1km/h je pense) à celui d’Ariane. En s’arrêtant souvent, Ariane a le sentiment de repartir « à zéro » avec une nouvelle énergie. Moi, au contraire, ça me coupe les jambes et j’ai du mal à repartir (surtout quand c’est dur).

    Vouloir aller exactement au même rythme est pour moi une fausse bonne idée. Si l’on a des rythmes différents, c’est parce que l’on est différent et il n’y a pas à changer cet état de fait. Pire, je trouve cela contre-productif. A vouloir suivre l’autre à tout prix, on se fatigue dans un faux rythme qui n’est pas le nôtre. La route est déjà assez dure comme ça, inutile de rajouter des pierres dans ses sacoches !

    Par contre, il faut l'exprimer et en discuter ensemble. On peut s’adapter et composer avec les différences de chacun.
    Déjà, il est sain de ne pas stigmatiser un comportement en particulier. C’est vrai que des fois j’en avait vraiment marre qu’Ariane s’arrête tous les 3 virages de cols, mais en même temps, je n’allais pas la tracter avec un tendeur à mon porte bagage donc autant le prendre avec philosophie. De l’autre côté, Ariane faisait l’effort de grouper les tâches par arrêt : pause technique + barre de céréale + pause boisson.
    Le point le plus important est selon nous de savoir se prendre – et laisser  à l’autre – sa liberté. Dans les cols, je monte à mon rythme et Ariane décroche progressivement de ma roue. Je l’attends quand j’estime avoir atteint la distance maximum de sécurité entre nous deux (je ne lui mets pas 2km dans la vue en l’attendant au sommet). Ça varie en fonction du terrain (les cols avec des lacets sont pratiques par exemple), du climat, et de l’humeur. De son côté, Ariane sait que je ne suis pas bien loin devant et qu’en cas de problème je peux revenir vers elle en 20 secondes (et inversement si c'est moi qui me traïne derrière).
    Parfois nous roulons côte à côte, parfois l’un derrière l’autre, parfois avec 50 mètres d’écart. Des jours nous discutons beaucoup, des jours beaucoup moins. Et on ne le prend pas mal, on sait que l’autre est d’humeur songeuse et qu’il profite de sa petite bulle juste à lui. C’est aussi ça le plaisir d’être à vélo !

    Bref, ce qui est vraiment important c’est d'en discuter pour que chacun comprenne comment l’autre fonctionne. Et surtout, le ou les plus forts doivent vraiment faire preuve de patience envers le ou les plus faibles. Ce/ces dernier(s) doivent, en retour, laisser les plus forts se défouler de temps en temps, ça fait du bien !


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