• Voici le parcours que nous avons effectivement réalisé :

    Le parcours réellement effectué

    Si vous n'avez pas suivi le blog régulièrement, oui il en "manque "un bout! C'est qu'entre temps, on a eu le temps de réfléchir sur certaines choses, du coup il y a eu du chamboulement!

    J'ai volontairement simplifié l'itinéraire pour ne pas faire trop brouillon. En gros, 90% de train entre St Petersbourg et Chengdu (les 10% restants en bus), puis du vélo jusque Singapour.
    Le "vrai" itinéraire est visible sur google maps. Par contre c'est bugué, il faut jouer avec "précédent" et "suivant" pour voir toutes les étapes. Je ne sais pas pourquoi ça bug autant, je suis preneur d'une solution si vous avez...

    Pour tout vous dire, nous ne regrettons absolument pas de ne pas être allé en Nouvelle Zélande. Mieux, on se félicite même de notre choix! 3 semaines en Nouvelle Zélande auraient vraiment trop justes. Surtout que démonter les vélos pour les mettre en soute a été vraiment contraignant, ça prend du temps (trouver un carton, démonter, remonter) et en réalité on aurait eu à peine plus de 2 semaines de roulage, ce qui est ridicule pour un aussi grand et beau pays.
    Du coup on a pu profiter beaucoup plus tranquillement de la Thaïlande et de la Malaisie, c'était le bon choix!

     

    edit: ci-dessous pour des cyclos interessés par tout ou partie de notre parcours, un fichier GPX contenant les waypoints de tous nos bivouacs / hôtels, guest house, etc... Bon vent!

    Télécharger « parcours_velo.gpx »


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  • Pol: Le commentaire de ThéaOz (merci à toi  )m’a amené à me remettre en mémoire les circonstances qui nous ont fait opter pour une durée de voyage de 6 mois. Du coup, c’est l’occasion d’écrire ça dans un article !

    A la base,  nous avions envie de voyager Ariane et moi, comme nous vous l’avons déjà dit. Etant étudiant, je me souviens que je m’étais dit : « si à 30 ans tu n’as pas fait ton tour du monde, tu as raté ta vie » (pour paraphraser notre ami commun Jacques et sa Rolex…).

    Ariane: Moi c'était plutôt: "avant de commencer à bosser, tu iras voyager sac sur le dos" entre temps j'ai rencontré mon futur mari, j'ai "voyagé" de nombreuses fois sur la ligne Paris-Nancy pour aller le rejoindre.... on ne peut pas tout faire! Après, quand nous avions quelques sous de côtés, voilà que nous vient la folle idée de nous marier... nos économies se sont donc concentrées autour de ce projet. En préparant notre mariage et en choisissant notre thème pour cette journée nous nous sommes mis à parler bien plus voyage, voyager et aller autour du monde et nous avons choisi 10 lieux incontournables, j'ai plié des menus en forme de valises, des marque-places en forme de bâteau et nous avons réalisé un plan de table sur fond de carte d'explorateur..
    Désormais, ce voyage était en route, mais pour quand?

    Puis nous nous rencontrons, nous nous marions, j’ai alors 26 ans et les comptes en banque sont au plus bas après la fête ! Ce n’est pas grave, nous économisons en vue de faire notre grand voyage. Vacances en camping, achats limités, on ne va pas dire que l’on ne mangeait que du pain et de l’eau à la maison mais « nous faisons attention » comme on dit.

    Je me mets alors à la cuisine presque tout fait-maison afin de limiter les frais, je crée une rubrique repas à moins de 1,50 euros par personne sur le blog,.... pas simple tous les jours mais ça permet de changer ses habitudes et ça me restera pour le retour.

    Ces quelques années furent nécessaires, à la fois à la concrétisation de notre rêve de partir une année (où irions-nous, que ferions-nous, etc…), mais également pour une prise de conscience de ma part de la difficulté de quitter sa routine. Un bon job, des collègues sympas, des week-end et vacances agréables à faire des activités que j’aime, un appart pas trop mal…  Bref, une vie plutôt confortable et routinière. D’un côté l’envie de partir, de l’autre la peur de se lancer dans l’inconnu (nous n’avons que peu voyagé jusqu’à présent), quitter sa maison, son job... Et au retour on fait comment ? Et si la crise bla bla bla… La liste des craintes est sans fin !

    J'avoue que pour moi, cette prise de conscience de l'emprise de la routine est plutôt tardive. Je me disais que chouette, de quoi changer du quotidien,... mais plus les jours arrivant avant le voyage, plus la difficulté de "tout quitter" m'est apparue...

    Et puis 2012 arrive, j’ai 29 ans. Dans notre entourage: maladies, décès… Ce n’est pas une année très gaie de ce point de vue-là. Grosse piqûre de rappel : on peut mourir demain, sans prévenir. Et je vais avoir 30 ans en 2013, la date limite de mon rêve approche à grand pas !

    Des piqures de rappel pour ne pas oublier que la vie tient à un fil.... est ses rêves avec.... il est temps de prendre le risque de vivre notre rêve!

    Nous regardons les budgets des « tourdumondistes », nous sommes vraiment « juste » financièrement parlant pour partir un an. Il nous faudrait rogner sur tous les prix, pas de tapis de sol au retour, 0 marge. En mai 2012, c’est l’heure du choix et il faut se décider, car Ariane doit demander si elle prend un congé (une année sans solde ou un mi-temps annualisé) pour l’année scolaire 2012/2013 ou si l’on reporte à plus tard le projet.

    Dans ma tête, pas question de reporter le projet à plus tard; 2013 sera "l'année", l'année des 30 ans de Pol, l'année des 10 ans de notre rencontre.

    Plus tard, plus tard, mais quand ? La « fenêtre » vient de s’ouvrir, nous le sentons. Tous les signaux sont à l’état « bouge-toi les fesses », tant dans nos rencontres, dans nos lectures, partout… Attendre, c’est prendre le risque de ne jamais partir, de nous embourgeoiser dans notre vie confortable, de laisser encore plus la routine prendre son emprise sur notre vie, et de laisser la fenêtre se refermer.
    Partir maintenant pour 1 année complète, c’est potentiellement le rêve qui tourne à la galère à cause d’une marge de manœuvre insuffisante. Tous les blogs voyageurs mettent en garde : prévoyez bien votre retour ! On peut toujours revenir chez ses parents en cas de coup dur, mais cette solution nous parait viable en cas d’extrême urgence, pas comme solution « normale » !

    Il faut trancher, nous tranchons. Ariane demande un mi temps annualisé pour 2012/2013, et s’il est refusé nous demanderons tous les ans une année complète puisqu’alors le budget sera là.
    Et finalement, contre toute attente (c’était mal engagé après une 1ère réponse négative de l’éducation nationale où j'ai vu mon rêve s'écrouler... parce que oui, la fenêtre c'était 2013!!), c’est OUI. Le congé de février 2013 à août 2013 est validé. La marche arrière n’est plus possible ! « La vie » a choisi pour nous, elle aurait pu vouloir nous faire partir l’année prochaine, mais peut être savait-elle que nous n’aurions alors plus eu le courage nécessaire ?

    Ce n’est pas la durée « rêvée » au départ, mais nous avons quand même la possibilité de faire de belles choses avec tout ce temps devant nous. Financièrement c’est tout de suite un peu moins tendu !

    A l’heure où j’écris ces lignes, il se trouve que nous avons économisé plus que prévu grâce à un concours de circonstances (notamment le mi-temps anualisé qui a offert des possibilités inespérées) et que nous aurions pu partir une année complète (mais avec moins de marge que ce que nous aurons cette fois). Des regrets ? Comme dit mon père, « si ma tante en avait, nous l’appellerions mon oncle »  Donc non, on ne peut pas juger le passé à l’aune de son état d’esprit aujourd’hui, nous avons fait ce que nous pensions être le mieux à l’époque.

    Et puis c'est déjà formidable de partir 6 mois.... bien sûr, quand on a 6 mois, on voudrait un an... mais pour un premier grand voyage... je pense que c'est pas mal!

    Et si la scène se jouait aujourd’hui ? Bonne question… Allez lire cet article : http://lesacados.com/budget-tour-du-monde Allez lire le magazine carnet d'aventure n° 29. En préparant ce voyage nous avons découvert (plus en détail s’entend) des tas de gens qui ont une vraie vie nomade, vraiment à des lumières du petit voyage tranquille que nous envisageons. Il y a un an, cela nous aurait fait peur. Aujourd’hui, cela nous attire. Pourquoi pas plus tard? Nous ne sommes actuellement pas prêts (je pense, surtout avant d'avoir goûté à la liberté du voyage) à envisager une telle vie (ou une telle tranche de vie). Mais déjà la crainte s’est muée en attirance. Plus le temps passe, plus j’ai envie de rire de mes peurs passées. Si nous devions refaire le voyage aujourd’hui, il ne serait déjà plus le même. Nous nous félicitons cependant nous-même de ne pas nous être imposé trop de contraintes lourdes (avion par exemple), parce que là on s’en mordrait les doigts ! Vive nous !

    Dans quel état d’esprit serons à notre retour ? Et bien j'écrirai un nouvel article, celui-là est déjà bien assez long !


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  • La sélection des pays:

    Nous avons posté la carte du voyage mais sans vous donner plus de détails ; ce sera chose faite à la fin de cet article!

    Au début, nous avons listé tous les pays que nous voulions voir, peu importe leur localisation géographique. Forcément, il y en avait un bon paquet et ils étaient disséminés un peu partout sur le globe...

    Ensuite, nous avons regardé la somme se trouvant dans notre cochon tirelire... c’est un excellent critère de tri qui permet de distinguer le superflu de l’indispensable Comme nous voyagerons à petit budget, les pays « occidentaux » ne pouvaient pas être trop nombreux sur notre parcours. Exit donc l’Amérique du Nord.

    Deuxième critère : nous voulions utiliser le moins possible l’avion ; nous avons donc privilégié les pays proches géographiquement les uns des autres. Ils étaient plus nombreux en Asie.

    Le critère (pas trop d’) avion combiné au critère budget (minimaliste lui aussi ! ) a également fait pencher la balance du côté de l’Asie. L’Amérique du Sud nous tentait, mais c’est très loin et il faut prendre un vol long-courrier pour y aller et pour en revenir. Le côté « sécurité » a également joué, surtout s'agissant de notre premier grand voyage. L’Afrique a également été exclue pour le même coté « sécurité » et par manque de temps.

    A ce stade de la réflexion, il restait l'Asie du Nord (Mongolie, Chine), l'Inde, l’Asie du Sud-Est (Vietnam, Laos, Cambodge, …) et l’Océanie (Australie, Nouvelle Zélande, îles du Pacifique). Comme la durée de notre escapade n'est que de 7 mois, il fallait encore réduire la liste afin de profiter pleinement de ces pays.

    Nous avons donc préféré nous concentrer sur la Nouvelle Zélande plutôt que sur l'Australie, beaucoup plus petite et donc plus facilement visitable « à pieds ». S'arrêter sur les îles du Pacifique représente un surcoût important ; nous les avons alors mises de côté « pour le moment ». Viennent ensuite les 2 « géants » que sont l’Inde et la Chine : pas facile de trancher, mais on sait d'ores et déjà que l’on ne pourra pas faire les 2. Et pourtant aller en Inde était le rêve d'Ariane... C’est finalement la Chine qui l’a emporté car elle nous permet de tendre notre fil d’Ariane d’un seul trait. Malheureusement, l’Inde est actuellement une presqu’île géopolitique et il est difficile de s'y rendre à pieds ; soit de son propre fait, soit du fait de ses voisins (bon courage à celui qui veut rejoindre l’Inde par la Chine en traversant le Tibet : c’est faisable, mais c’est un voyage en soi). L'Inde fera l'objet d'un futur voyage 

    Voilà, nous sommes donc arrivés à la carte prévisionnelle que vous avez pu consulter.

     

    Le trajet:

    Le vrai départ est Saint-Pétersbourg. A l'origine, nous voulions prendre le Transsibérien qui part de Moscou pour rejoindre Beijing. Sachant que St Petersbourg est une ville à voir ; cela aurait été dommage de s’en priver.
    Note : on a pas vraiment assuré sur le moyen de se rendre à Saint-Pétersbourg  . Au début on voulait y aller en train, mais il nous fallait un visa pour traverser la Biélorussie. Sachant que le train est plus cher que l’avion (eh oui !) et qu’il fallait rajouter le prix du visa ; ça nous faisait un gros budget pour « juste » se rendre au départ. Sauf qu’il est très simple de contourner ce problème finalement ; tout simplement en passant par la Lituanie et l’Estonie ! Arrivé à Tallin, on peut se rendre en train à St Saint-Pétersbourg facilement. On s’en est aperçu une fois les billets d’avions payés… Ça nous apprendra à méconnaître notre géographie., la honte pour des européens…

    Ceci dit, nous traverserons donc une bonne partie de la Russie en train via la ligne du Transsibérien (avec quelques étapes bien sûr).

    Arrivés au lac Baïkal (étape obligatoire), nous bifurquerons sur le Transmongolien qui nous fera traverser la Mongolie pour arriver à Beijing, en Chine. Cette portion est à peu près certaine ; bien que nous pensons acheter tous nos billets au jour le jour en fonction des rencontres, des conseils,... Nous voulons avoir la liberté de changer d’itinéraire à tout moment !

    Une fois arrivés en Chine, ce sera "l’aventure" car nous n'avons aucun itinéraire précis définit. Le trajet est en pointillés sur la carte car nous ne savons pas par où nous passerons exactement, ni ce que nous ferons, ni comment. Nous verrons sur place, au jour le jour en fonction de nos envies. La seule contrainte qui sera la nôtre sera d’arriver à Singapour fin juillet pour nous rendre en Nouvelle Zélande. Entre temps, nous pourrons changer nos choix de pays comme bon nous semble si nous le voulons!

    La Nouvelle Zélande étant une île, l’avion est la solution la plus simple (et la plus rapide) pour s’y rendre. Le billet est déjà payé (c’est moins cher en s’y prenant à l’avance), c’est donc une étape quasi obligatoire.

    En Nouvelle Zélande, c’est encore une fois l’inconnu…

    Et puis malheureusement le retour arrivera !  Comme nous aurons une escale obligatoire à Sydney, nous en profiterons pour nous y arrêter et visiter la ville (ce sera court, 3 jours).

     

    Du Nord au Sud ?

    Idéalement nous aurions préféré partir en juillet pour revenir en janvier. Cela n’a pas été possible à cause de nos jobs respectifs ; c’est donc sur l’autre demi-année que nous partirons, soit de février à août.

    Dans tous les cas, il y aura une période pas géniale de mousson en Asie du Sud-est ou en Chine où il y a une saison des pluies guère plus enviable.

    Comme nous aimons les paysages enneigés et les grandes étendues glacées, la Russie au mois de février était la candidate idéale au départ. Cela nous offrira, en outre, la possibilité de prendre le mythique Transsibérien à une époque où il est vide de touristes.

    De là on pourra rejoindre la Mongolie puis nous arriverons pendant la meilleure période pour visiter la Chine : le printemps.

    Coté Asie du Sud-Est, ce sera la partie la moins agréable climatiquement parlant du parcours. Cependant, ce ne sera pas la mousson partout et il sera sans doute possible de jouer avec le temps en restant dans les montagnes.

    La Nouvelle-Zélande sera parcourue en hiver (hémisphère sud oblige !) mais il fera encore relativement bon sur son île du Nord. Si on souhaite de la neige, l’île du Sud nous ouvrira ses bras !

     


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  • Voici en image le trajet que nous allons suivre avec les divers modes de transport utilisés.


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