• Depuis Pulau Pangkor, nous reprenons la route mais c'est vraiment dur. Pas physiquement, mais mentalement. La route est saturée, sale, bruyante, un vrai calvaire. Pour la première fois depuis le début du voyage on aurait envie d'être n'importe où ailleurs, mais pas ici. On regarde le compteur pensant avoir roulé 40km, mais seulement un petit 18km s'affiche... On en a déjà marre, et la journée ne fait que commencer. En plus nous sommes en plein dans les vacances nationales, le trafic déjà dément est encore plus important. Ça nous arrive de doubler dans les bouchons...

    Un moment de calme avec une bande d'arret d'urgence: le paradis en malaisie

    Pulau Paangkor - Pontian

    La bande d'arrêt d'urgence est souvent ridicule ou inexistante, on ne peut donc pas rouler à 2 de front pour communiquer ensemble. On se hurle dessus pour se parler par dessus le trafic, les journées passent lentement. Heureusement que l'on reçoit beaucoup d'encouragements sur la route, sinon je sais pas comment on aurait fait. Bref, on s' emm*rd* grave.

    Ariane compte les palmiers. Et il y en a beaucoup! Ils sont plantés au carré, un tous les 10m. Ça en fait 10000 au km2, un massacre écologique. Je vous laisse calculer le nombre de palmiers sur une journée de plus de 100km... Tout le centre de la péninsule a perdu sa jungle primaire, remplacée par cette saleté d'huile de palme. On roule là dedans toute nos journées, sans croiser autre chose que des serpents sur la route. Il n'y a pas de vie dans ces plantations, à peine quelques oiseaux. La malaisie est le 1er producteur mondial de cette huile, avec 40% de la production à elle seule. Économiquement ça emploie du monde, mais à quel prix?

    Pulau Paangkor - Pontian

    Moi je pense à l'avenir, aux prochains trips à vélo. La route de la soie? Une traversée de l'Afrique? A voir en rentrant. Ce qui est sûr, c'est que je vais avoir du mal à caser ce projet dans mes 5 semaines de congés payés... Grosse envie de liberté, de découverte, de rock'n roll, l'asie nous a mis en appétit! Je rêve d'un truc qui fait mal aux jambes mais où tu pleures de bonheur en arrivant au bout. On se dit aussi qu'on a très envie de retourner en Chine. Nous n'avons fait qu'entre apercevoir la province du Gansu, j'adorerais y retourner à vélo. Le Xinjiang, le Qinghai, les portes du tibet! Trop de choses à faire, à voir, je ne sais pas comment on va faire...

    Bref, ça cogite bien en ce moment, ça doit être un bon signe! Et il faut dire qu'on en a tout le loisir aussi! 

    Côté tourisme, on s'arrêtera à Klang et Muar. Nous avons bien aimé Klang, son Little India, ses temples et mosquées. Atmosphère sympathique, bien que la ville soit vraiment casse pied - c'est le cas de le dire - comme le sont les villes asiatiques.

    Pulau Pangkor - Pontian

    On le voit partout sur les temples indous mais je ne me suis pas documente dessus

    Pulau Pangkor - Pontian

     

    C'est sale (comme partout dans le coin), ça sent mauvais (égouts à la chinoise à ciel ouvert), c'est fait pour les bagnoles, mais ça fait partie du "package".

    Pulau Pangkor - Pontian

    Par contre on avait prévu de s'y reposer, c'était sans compter sur la fête de fin du ramadan: du bazar toute la nuit dans la rue et notre fenêtre de chambre à côté de la mosquée. Des appels à la prière, des chants pour dire au monde entier que "Allah est grand". On n'en doute pas une seconde, mais est ce bien raisonnable de le chanter sur les toits toute la nuit? On voulait dormir nous!

    Pulau Pangkor - Pontian

    On ne s'arrêtera qu'une nuit à Port Dickson et Malacca à causes des vacances malaises. Tous les hotels sont complets et chers, et les plages jonchées de déchets. 

    L'autre étape de repos est donc Muar, choisie tout simplement parce que l'on avait envie de s'arrêter. Bon hôtel, architecture sympa à l'ancienne avec petites allées couvertes et de vieilles facades colorées, plein de resto, ça aurait du être le pied. Sauf que pour la première fois depuis le début de voyage, on ne s'est pas senti super bien accueilli. Regards pas très engageants de la part des passants, service du bout des doigts dans les restaurants, voire parfois un refus complet de nous répondre ou de nous adresser la parole. Ils n'aiment pas les étrangers ou quoi? 

    Pulau Pangkor - Pontian

     

    Pulau Pangkor - Pontian

    Nous continuons notre route vers le sud, km après km. La fin du voyage approche... Depuis port dickson la route est un peu meilleure (moins de trafic, moins de palmiers et des petits villages traversés), mais l'envie d'appuyer sur les pédales diminue. D'un côté nous avons envie d'abréger le supplice de la route en traçant, d'un autre on n'a pas vraiment envie de rentrer...

    Ah, quelle erreur n'avons nous pas fait! Quand on part pour un voyage un peu long, il vaut mieux se laisser la liberté d'y mettre fin au bon moment. Là, nous avons envie de poursuivre et nous ne pouvons pas, nous avons une date de retour, des impératifs... et au lieu de savourer ces derniers instants de voyage, ils sont teintés d'amertume.  


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  • Après avoir "enfin" goûté les rôtis canais dans un restaurant indien et avoir eu les conseils touristiques d'un malais hyper sympa, nous voilà sur la route, plutôt calme. Tout se passe bien, toujours des encouragements, ... Mais 4 jeunes malais sur 2 scooters vont venir rompre cette tranquillité d'esprit qui nous accompagnait depuis le début du voyage à vélo. Après nous avoir dépassés, croisés arrêtés sur le bord de la route, les voilà qui, profitant d'un moment sans trafic, alors qu'on roule, passent à côté de nous à faible allure et avec une agilité qui nous rend bouche bée un bon instant, ils nous subtilisent nos lunettes de soleil. Le temps de comprendre ce qui se passe, d'être juste énervés et ils sont déjà loin devant et ils rient... Il faut savoir que chaque jour, un grand nombre de deux roues nous doublent en passant à 20cm de nous et que régulièrement, ils ralentissent à notre vue pour nous saluer ou nous parler, il n'y avait donc pas de signal alarmant quand ils sont arrivés derrière nous. Jamais on n'aurait pu imaginer qu'on nous volerait nos lunettes de soleil, encore moins en roulant... Bon cela aurait pu arriver en France, juste de la méchanceté gratuite et puis, il y a un soleil de plomb, rouler sans lunettes est plutôt handicapant.

     

    Nous poursuivons notre route tant bien que mal, le moral dans les chaussettes et nous raconterons cet épisode à des policiers à un barrage routier. Ils en sont désolés, l'essentiel reste que nous n'ayons rien et sans numéros de plaques, ils ne peuvent rien faire, tant pis. Après le déjeuner, nous trouvons un magasin de babioles où nous nous achetons des lunettes en plastique vraiment laides... mais les heures du matin sans lunettes ont été très pénibles; tant pis, nous ne faisons pas un défilé de mode! La suite de la route sera chargée en trafic et pas folichonne niveau paysages... de palmiers et des palmiers!

    De Taiping à l'île de Pulau Pangkor

    Ils en ont tellement planté qu'il ne reste plus que 3 mètres de mangrove de part et d'autre de la rivière. 

    Nous arrivons enfin au port de Lumut où nous montons à bord d'un bateau pour l'île de Pulau Pangkor. 40 minutes de bateau plus loin, une vue sur les petits ports de pêcheurs de l'île et nous déchargeons nos vélos pour prendre la route pour aller vers la plage principale, à 6 kilomètres du port.

    De Taiping à l'île de Pulau Pangkor

    Petite vue depuis le bateau sur le port de pêche 

    Nous pensions faire cela rapidement, mais cela était sans compter les petits murs de plus de 10% à franchir, avec la fatigue de la journée. Nous nous installons dans un bungalow et nous nous empressons d'aller nous baigner, pour oublier cette journée éprouvante. Et cela marche hyper bien! 

    Nous sommes restés deux jours à nous reposer sur cette petite île qui a su rester authentique, du moins en période creuse.

    De Taiping à l'île de Pulau Pangkor

    Les côtes de l'île ne sont pas aménagées, le centre de l'île est occupé par de la jungle d'où sortent régulièrement des familles de singes.

    De Taiping à l'île de Pulau Pangkor

    Nous avons pu aussi y admirer ce magnifique oiseau au bec plus qu'impressionnant.

    De Taiping à l'île de Pulau Pangkor

    Et puis nous y avons fait pour la première fois du snorkelling. Tarif peu élevé, les gars étaient souples sur la durée et puis on a eu la chance d'y être tous seuls. Le lieu n'est pas fantastique, trop de pollutions et de bateaux... qui ont malheureusement tués tous les coraux. Mais nous avons pu nager avec de jolis poissons colorés. Cela nous donne envie de recommencer ailleurs. Nous avons aussi profité de magnifiques couchers de soleil, dont un en dinant chez Daddy'cafe, que nous vous recommandons chaudement, surtout en période creuse où peu de restaurants sont ouverts. 

    De Taiping à l'île de Pulau Pangkor

    De Taiping à l'île de Pulau Pangkor


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  • En ce qui concerne l'itinéraire, nous ne recommandons pas spécialement celui que nous avons suivi entre vientiane et bangkok, ultra ennuyeux jusqu'à lopburi. Préférez l'est en suivant le Mekong ou l'ouest par les montagnes. Pour le sud, nous avons été déçus par la route 4. On nous l'avait recommandé, bof. On ne voit que très rarement la mer et il y a peu de portions tranquilles. On s'attendait à autre chose vu les retours! En revanche, la route est assez près de la mer pour aller piquer une tête moyennant 10km en plus sur le parcours, ça c'est cool!

    État des routes: excellent, il y a quasiment toujours une large bande d'arrêt d'urgence, pratique pour rouler à 2 de front et se sentir en sécurité même sur les axes fréquentés.  

    Trafic sur les routes: important, même sur les voies secondaires (sur notre parcours en tout cas). A noter que l'on roule à gauche, perturbant au début! De plus, beaucoup de monde roule à contresens sur la bande d'arrêt d'urgence, du coup on se demandait parfois si on était bien dans le bon sens!

    Camping: jamais essayé ici. Dans tous les cas, le meilleur moyen de bien dormir reste la solution hamac + moustiquaire + bâche (si risque de pluie). C'est un peu un regret pour nous, mais nous avons eu, soit la canicule, soit la mousson et on n'avait vraiment pas envie de dormir dans la tente. Rajoutez à cela la faune pas très accueillante (serpents, etc), nous avons préféré le dur.

    Hébergement: à part à bangkok et dans les lieux touristiques, les chambres d'hôtel correctes avec sdb privée tournent autour de 250B, les bungalows entre 300 et 400B. Parfois avec clim, parfois avec ventilateur, ça dépend. Sur la route on trouve plus de bungalows que d'hôtels, cherchez les panneaux avec le chiffre 24! Ce qu'il y a de super avec les bungalows, c'est qu'il y a souvent une petite terrasse donc on peut manger dehors la nourriture achetée sur le marché et on y est au calme. Les chambres sont toujours ultra clean, on pourrait manger par terre et c'est vraiment agréable. Bref, les hébergements sont d'un excellent rapport qualité prix. 

    Ravitaillement: ahhhhhh, les pauses 7 eleven, que de souvenirs! Le ravitaillement est super facile, en eau et en nourriture. Il y a des supérettes 7 eleven à peu près partout, ce qui permet de s'envoyer un coca frais et un snickers à toute heure de la journée! Pour le soir on y trouvera de la bière fraiche et des gros pots de crème glacée! Bref, c'est agréable. Plein de restaurants sur le bord de la route, même sur les petits axes. Le seul truc un peu casse pied, c'est le peu de restaurants ouverts avant 7h30 du matin. Difficile de partir à la fraiche...

    Sécurité: rien à signaler, même si nous avons croisé plusieurs barrages de l'armée, avec des militaires toujours très sympathiques et souriants avec nous.

    Faune: le pire de tous les pays traversés. Beaucoup de chiens très agressifs, partout et tout le temps. On en a tellement eu marre que j'ai fini par ramasser un bâton de bambou sur le bord de la route, très dissuasif! Énormément de serpents le plus souvent morts sur la route mais ça bouge beaucoup dans les herbes sur le bas côté. On en a vu un de plus de 2m qui traversait une route en pleine campagne une fois... Et toujours beaucoup de fourmis, attention à la nourriture laissée dans les sacoches la nuit.

    Accueil: globalement tres bon. Plus on descendait vers le sud, meilleur c'était. Les thais ont été très gentils avec nous!


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  • Exercice difficile que de résumer nos impressions sur ce pays très vaste à la culture vraiment étonnante. 

    La Thaïlande est un pays riche comparé à ses voisins, on y retrouve un petit air d'occident en y arrivant (surtout après le laos). Des routes en bon état, des voitures, des centres commerciaux et une bonne partie de la population solidement arrimée à son smartphone! D'un autre côté, on est en plein dans l'asie du sud est et ça se ressent fortement. Le tout combiné, c'est parfois déroutant pour les touristes que nous sommes...

    Quoi par exemple? Tout d'abord, surtout avant bangkok, nous voyions le portrait du roi absolument partout; un véritable culte. Qu'il n'est pas vraiment permis de critiquer d'ailleurs... Politiquement les affrontements récurrents entre chemises jaunes et chemises rouges font froid dans le dos. Tout le monde est poli et courtois puis soudain c'est le bain de sang? Je ne sais pas si c'est en partie lié au problème de "perdre la face", mais c'est vraiment déroutant comme système de pensée, je ne m'y ferais jamais... Pour rappel, il ne faut jamais mettre quelqu'un dans une situation embarrassante, surtout en public. Pour nous cela a été parfois difficile, car si votre interlocuteur ne sait pas répondre à votre question c'est le drame... Il faut alors tout faire pour rattraper la situation!

    Ensuite, la vente d'alcool n'est autorisée que entre certaines heures, entre 11h et 13h puis de 17h à minuit; nous nous sommes faits avoir une fois, en voulant acheter des bières à 16h50... et la vente d'alcool est interdite les jours de fêtes bouddhiques, et ce pour tous les habitants du pays (bon eux ils peuvent faire des réserves... alors quel intérêt?). Vous imaginez si Christine Boutin déposait un projet de loi pour interdire la vente d'alcool à Noël? 

    Le but du voyageur (enfin, on pense) n'est pas de juger un pays mais d'essayer de le comprendre. Parfois, ça a été dur!

    Côté tourisme, le pire semble côtoyer le meilleur. Pour le meilleur, nous retiendrons (et nous n'avons vu qu'une petite partie des richesses du pays) les petites plages désertes et sauvages de la côte ouest qui nous ont vraiment séduites. Les temples aussi, que ce soit les modernes temples thais ou les temples khmers en ruines. C'est vraiment beau, et pour un peu que la végétation soit présente, on se croirait dans un monde perdu et oublié...

    En parlant de végétation, qu'en est il de la déforestation. Entre 1945 et 1975, la surface du pays recouverte par la forêt est passée de 61% à 34% et ces 11 dernières années, la Thaïlande a perdu 28% de ses forêts restantes. Tout ça essentiellement pour créer des infrastructures touristiques (surtout sur les iles), des plantations de palmiers et aussi parce que le commerce de certaines espèces prisées rapporte gros. Aujourd'hui, on voit qu'il y a des opérations de replantation mais cela fait vraiment artificiel. La mangrove en a pris un coup et certains écosystèmes sont irrémédiablement détruits. De même que la forêt primaire qui a quasi disparu... Le teck a lui aussi été rayé de la carte à cause de sa surexploitation pour faire de jolis meubles dans nos salons. Maintenant ils vont le chercher au Laos...

    Pour en revenir au tourisme, impossible de passer sous silence le tourisme de masse. C'est vraiment impressionnant mais les gens vont bien souvent dans les mêmes endroits, font les mêmes circuits avec les mêmes activités. Alors loin de nous l'idée de critiquer les voyages organisés, mais il faut savoir que cela atteint un niveau tel que la vie dans ces lieux est complètement déconnectée de la Thaïlande réelle. Les prix sont exorbitants, le tourisme sexuel très présent (et très visible), sans parler des problèmes écologiques sur les petites îles. L'attitude des locaux s'en ressent fortement avec un mépris certain pour les touristes (et une belle panoplie d'arnaques), on comprend...

    De là nous venait une réticence à nous rendre dans ce pays, genre, "on le fait parce que c'est obligé de passer par là pour rejoindre Singapour".

    Pour finir, parlons de ce que nous avons le plus aimé en Thaïlande. Peut être le plus important: la nourriture ;-) Elle est excellente, chaque repas est l'occasion de découvrir de nouvelles saveurs, une tuerie. A un moment ça devient même un véritable problème: trop de plats, pas assez de jours sur place et malheureusement nos 4 repas par jours ne nous ont pas permis de faire le tour de cette excellente cuisine. Il faudra revenir, rien que pour ça. 

    Les gens sont aussi très gentils, ils parlent un peu anglais et,du coup, ça facilite bien la communication. Curieux, ils se sont beaucoup intéressés à nous et nos vélos. Généreux aussi, la nourriture donnée gratuitement sur le bord de la route nous a beaucoup touché.

     

    Au final nous n'avons qu'un seul regret: celui de n'avoir profité que d'un seul mois de visa sur les deux disponibles, à cause de notre vol à singapour. Cependant, je crois que ce pays nous a plu parce que nous l'avons visité à notre guise, grâce au vélo. Pas sûr que cela nous plairait à pieds... Nos meilleurs souvenirs sont ces moments hors des sentiers battus où nous avons pu découvrir la "vraie" Thaïlande, ce qu'il est extrêmement difficile de faire à pieds. Comment donner la localisation d'une plage perdue ne figurant sur aucune carte à un chauffeur de taxi?


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  • Il est temps pour moi de vous parler un peu de la cuisine thailandaise que j'ai beaucoup appréciée, surtout le fait de pouvoir de nouveau manger dans la rue ou sur les marchés du soir. On a accès à des saveurs incroyables et tout un mélange de couleurs; un de mes meilleurs souvenirs de voyage. 

    La plupart des plats sont composés de riz et l'on mange avec une cuillère et une fourchette qui sert de couteau; bon moi je n'ai mangé qu'avec la fourchette tout le temps. Il y a aussi des soupes de nouilles mais, après celles de la chine, elles nous ont parues très fades. La cuisine thailandaise utilise beaucoup d'herbes et d'épices: cilantro, lemongrass, thai basil et menthe, des échalotes, du gingembre,... et bien sûr du piment. A chaque fois, sur la table, il y a pots d'épices: sucre de canne, piment séché, piment dans l'huile et poivre et il y a aussi un pot de sauce soja et un de sauce poisson.

    Pour le petit déjeuner, nous avons très souvent mangé les mêmes plats que le midi et le soir, car nous avions besoin de calories. Nous aimions tout particulièrement le khai dio, un plat de riz recouvert d'une omelette aux légumes et parfois à la viande, le tout frit. Un délice qui m'a donné envie d'omelette mais qu'est ce que c'est gras! Nous avons aussi goûté de très bonnes brioches industrielles, au beurre, qui ont régalé nos estomacs et papilles les jours de pause.

    Un des plats que nous avons le plus consommé est un plat traditionnel, le kao phat, un plat de riz frit avec omelette ou poulet ou crevettes ou porc et des légumes. Le tout est servi avec des rondelles de concombre et du citron vert à presser. Parfois, il était présenté de manière très esthétique: rien n'est mélangé, tout est disposé sur l'assiette et l'on peut se faire ses propres mélanges comme vous pouvez le voir sur la photo.

    Petit aperçu de la cuisine thailandaise

    Nous avons aussi goûté divers plats de riz servis avec de la viande en sauce, des légumes; c'est l'assaisonnement qui fait tout!

    Quelques plats de nouilles sautées aussi. Le traditionnel pad thai, des nouilles sautées avec oeuf et viande ou crevettes, cacahuètes concassées, chili, citron vert et sauce poisson. Nous avons aussi goûté de grosses nouilles de riz plates sautées dans de la sauce poisson avec de la viande et des légumes. Ils utilisent souvent des feuilles variées en tant que légumes. Nous avons aussi goûté le bami, un plat de soupe de nouilles jaunes avec des lamelles de porc au contour rouge, des boulettes de poisson ou de viande. 

    Nous avons aussi régulièrement mangé des currys, jaunes, rouges ou verts, servis comme une soupe avec du riz. Et nous avons testé la salade de papaye version thailandaise, très bonne. Ils font de même avec la mangue verte, miam. 

    Et puis, lors des arrêts sur la côte, nous avons pu profiter des produits de la mer, poissons, crevettes, crabes,... delicieux!  

    Petit aperçu de la cuisine thailandaise

    Pour manger, il existe plusieurs sortes de restaurants. Tout d'abord les restaurants avec une carte ou ceux à qui il faut demander le plat en thai; parfois on y mangeait dans des petites huttes en bois. Ensuite, on peut manger dans ce que nous avons appelé "restaurants marmites" où l'on nous sert du riz et puis on choisit ce que l'on veut manger avec dans les nombreuses marmites. A chaque fois, des plats plein de saveurs et souvent des currys bien épicés et des mélanges de légumes succulents. Il est toujours possible de prendre à emporter. Il y a aussi beaucoup de restaurants barbecue dans la rue, la viande est délicieuse, on la trempe dans une petite sauce toujours différente et on accompagne le tout de riz gluant et d'une assiette de chou blanc et de feuilles diverses et variées. Pour fnir, il y a les nombreux marchés de nuit où l'on peut s'acheter de tout, de la barquette de riz aux brochettes, au poulet croustillant, aux fruits,...nous avons pu y déguster beaucoup de spécialités locales. 

    La Thaïlande est aussi le pays des fruits, ananas, litchis, fruits du dragon,... un délice au bord de la route! Et nous avons beaucoup aimé certains desserts, trouvés dans le sud. Des sortes de tuiles avec de la meringue dedans et des cheveux de potiron marinés mais aussi des petites crêpes au gout de coco, que l'on saupoudrait de sucre de canne. 

    Pour conclure, la cuisine thailandaise a enchanté nos papilles et influencera mes recettes à venir, c'est certain!  


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  • Après ce petit intermède plage à Langkawi, nous reprenons le bateau pour rejoindre l'île de Georgetown, plus au sud. Comme la fois précédente, les marins sont sympas et je peux installer les vélos moi même sur le pont du ferry. S'il y a de la casse, je m'en prendrais à moi même... Le voyage dure 3h avec une escale, la mer est calme donc personne ne sera malade, tant mieux. Le tout fut agrémenté d'un magnifique film de kung fu chinois où les méchants japonais se prennent une sacré raclée! Ce qu'il y a de beau dans ce genre de film, c'est que l'on comprend toute l'histoire même si on ne parle pas un mot de chinois!

    Nous arrivons à Georgetown en début de soirée, nous roulons au petit bonheur la chance pour trouver un hôtel dans le centre historique. Le 1er contact avec la ville est bon, on sent tout de suite la diversité ethnique qui règne dans la cité. Il y règne un mélange de je ne sais quoi qui dégage un parfum d'exotisme...

    Langkawi - Taiping

    Langkawi - Taiping

     

    La cité fut fondée il y a plus de 2 siècles, par les anglais. Les 4 groupes ethniques majoritaires qui vont donner son caractère à la ville sont les européens, les malais, les indiens et les chinois. Auxquels se rajouteront des thaïlandais, des birmans, des indonésiens, des javanais, des sri lankais, et encore pas mal de monde...

    Langkawi - Taiping

    Bref, ça fait du mélange et ça laisse des traces. Malheureusement pour vous lecteurs de ce blog, c'est quelque chose de difficile à retranscrire avec des mots et nos photos ne rendent pas compte, comme on le voudrait, de cette diversité. On y voit des caractères de restaurants chinois côtoyer des devantures arabes avec un magasin de saris indiens coincé entre les deux... Les tenues traditionnelles se croisent sur le trottoir ou dans les restaurants. On peut y voir un indien discuter malais avec un chinois tandis que les personnes des tables voisines discuteront dans la langue de leur ethnie d'origine! 

    Langkawi - Taiping

    Le 1er soir sur l'île, nous choisissons un resto indien. On se trouve une petite place à côté d'un couple qui engage la conversation avec nous - les malais ont un très bon niveau d'anglais et sont très amicaux, c'est facile de rentrer en contact avec eux. On mange, on parle, on mange (c'est d'ailleurs très bon), mais tout le monde nous regarde (gentiment cependant, en disant bonjour) dans le restaurant. On est habitués mais quand même il y a un truc qui cloche... Puis ça fait tilt, on est tombés dans un indien musulman (la malaisie est essentiellement musulmane) et on est en plein ramadan! Donc ils attendent tous le signal de la mosquée du coin pour commencer leur repas, avec les 2 seuls occidentaux du coin qui n'ont rien compris...

    Langkawi - Taiping

    On s'excuse platement et on repose nos couverts sous les protestations de nos voisins: nous ne sommes pas musulmans, il n'y a pas de raisons pour que nous ne mangions pas à notre faim. L'occasion pour nous de tester en pratique la tolérance religieuse du coin, à priori plutot bonne pour le coup! Par la suite nous ferons plus attention à attendre le signal de la mosquée pour nous rendre chez les musulmans... En tout cas, nous nous sentons chaleureusement accueillis en Malaisie et c'est bien agréable. 

    Langkawi - Taiping

    Le jour suivant, on se balade dans le quartier historique, vraiment chouette et authentique. Et puis il y a à manger partout, dommage que ce soit le ramadan car des échoppes sont fermées.

     

    Langkawi - Taiping

    Nous savourons également notre petit mal de ventre du moment: l'indien de la veille n'était pas super clean, mais nos estomacs nous font seulement connaître leur indignation sans faire de révolte gastrique - merci à notre voyage qui nous a bien endurci! Je plains les vacanciers européens, ça doit etre dur de se chopper une tourista le 3ème jour de vacances sur les 15 de prévus... Note à nous même: si un jour on va en Inde, penser à se reendurcir avant!

    Langkawi - Taiping

     

    Mais pour aujourd'hui, les repas seront chinois, ça nous rappelle beaucoup de souvenirs!  

    Langkawi - Taiping

    Il faut néanmoins reprendre la route après ces jours de pause, on rejoint la péninsule par le ferry. Plutôt rigolo, et aussi l'occasion de constater que rouler en Malaisie va être sport. Les 2 roues sont des cinglés et le trafic automobile est démentiel... 

    Langkawi - Taiping

     

    Langkawi - Taiping

    Ce sera d'ailleurs notre pire journée vélo de tout le voyage: on prend la nationale 1 pour descendre vers le sud; c'est comme si on avait roulé sur le periph' à l'heure de pointe sur 100 bornes. Un flot ininterrompu de voitures, camions et 2 roues qui nous frôlent à moins de 20 cm à chaque fois. Le bruit est assourdissant, la chaleur étouffante (ce pays est un four) et on peut dire qu'il n'y a pas de contrôle anti pollution au contrôle technique...

    Langkawi - Taiping

    Quelle belle bande d'arret d'urgence!

    Langkawi - Taiping

    Le seul point positif, ce sont les gens qui viennent discuter avec nous aux (interminables) feux rouges ou arrêts aux stations services. Ils ouvrent la fenêtre et hop, d'où venez vous, que faites vous, et beaucoup de "welcome in malaysia"! 

    Nous faisons étape à taiping, ville historique. On avait prévu de visiter la ville mais entre temps on est tombés sur une boulangerie... et en sortant c'était déjà l'heure de manger! Du coup on a surtout visité le night market pour y manger, c'etait excellent. Des fois je me dis que l'on aurait dû appeler ce blog fourchette et sac à dos sacoches, ça aurait été très près de ce que l'on vit au jour le jour!


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