• La 3ème journée commence "humidement"... nous venons de nous lever et là, il se met à pleuvoir à fond... chouette. Nous patientons en lisant puis quand cela s'est calmé, nous partons. Nous repassons dans les mangroves, il y a sacrément du bruit là-dedans!

    De Ko pia nam noi à Khao lak

    18 kilomètres plus loin, pause petit déjeuner dans un restaurant "marmite" où nous prenons du riz avec un mélange de légumes et un oeuf duf cuit dans une sauce trop bonne; de quoi se recharger en énergie pour la suite! La suite de la route est vallonnée, verdoyante et nous nous arrêtons, juste avant le déjeuner, sur une plage déserte! Nous savourons ces instants magiques et nous sommes incroyablement heureux de voir nos vélos sur le sable! Petites photos pour immortaliser le moment puis nous repartons.

    De Ko pia nam noi à Khao lak

    Je m'amuse à prendre Pol en photo, roulant sur la plage, juste pour lui.

    De Ko pia nam noi à Khao lak

    Pause déjeuner sur le bord de la route, puis, après quelques kilomètres, nous nous arrêtons de nouveau à la plage. Il y a à côté de nous une famille thai qui viendra nous offrir des bananes, trop gentil! Pause lecture tout d'abord en savourant d'être là puis grand moment baignade!

    De Ko pia nam noi à Khao lak

    Nous devons tout de même repartir afin d'atteindre Khura buri où nous passerons la nuit. Nous avons profité de son marché du soir pour goûter beaucoup de bonnes choses sur notre terrasse. Une journée très riche aussi de part tous les bonjours, sourires et marques de sympathie rencontrées en route; ça fait sacrément chaud au coeur. 

    Le 4ème jour débute presque comme le 3ème... la pluie se met à tomber cette fois juste au moment de sortir... pas de bol... on en a marre de ce temps! Pol va chercher le petit- déjeuner au supermarché, histoire de ne pas perdre de temps et quand on l'a terminé, la pluie n'est plus là! Hop, en selle! Nous roulons à bonne allure le matin et nous traversons de jolis paysages de jungle et de palmiers.

    De Ko pia nam noi à Khao lak

    56 kilomètres parcourus le midi, nous sommes contents et prenons un bon repas, un peu épicé tout de même. Nous repartons en ayant le secret espoir de voir bientôt la mer; il faudra attendre plus longtemps que prévu. Nous bifurquons pour aller sur une première plage, juste à côté d'un quartier bien pauvre avec des maisons en bambou comme au laos, plage sauvage et il y a beaucoup de vent. Nous avons vue sur une longue étendue de plage déserte et nous espérons bien pouvoir y séjourner la nuit. Hélas, il y a bien des hébergements, mais de luxe! Nous reprenons la route 4 et nous trouvons une nouvelle petite route, avec encore des bungalows mais tout est fermé... pas de chance. Nous décidons de nous résoudre à aller vers une plage plus touristique, mais, en chemin, nous trouvons un petit ensemble de bungalows très sympa où nous décidons de nous arrêter.

    De Ko pia nam noi à Khao lak

    La mer n'est pas loin et nous y allons en 10 minutes de vélo. Encore une fois, plage juste pour nous... est- ce parce qu'il ne fait pas très beau qu'il n'y a personne?! En tout cas, l'eau est bien chaude et on se régale à jouer dans les vagues. Soirée sur la terrasse à profiter.  

    Nous décidons de nous arrêter là une journée. Beaucoup de repos et une baignade de plus, juste avant l'orage.   


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  • Au lieu de repartir directement après le trajet en train, nous "perdons" 1 journée pour la réparation de la roue avant d'ariane. Si c'est un peu voilé, je fais moi même, sinon je vais voir un mécano quand c'est trop abîmé - ce qui était le cas. Dans le 1er magasin le gars regarde la roue et nous dit simplement que l'on peut tout à fait rouler comme ça! Ben oui, ici ils roulent avec des motos sans freins alors un voile sur une roue ce n'est pas ce qui les arrête... Il ne semble pas comprendre que l'on a encore 2000km à faire, ce n'est pas pour aller chercher le pain! Au 2ème magasin le gars nous dit tout de suite "non", comme ca c'est clair. On a pu admirer la manière dont ils stockent les vélos sur le toit d'un tuktuk, on comprend pourquoi on a eu de la casse... Le 3ème petit magasin sera le bon, un papy sympa mais on doit revenir en fin d'après midi. 

    On tue le temps en visitant la ville, et ariane s'achète un maillot de bain. On est frappés par le taux d'obésité important chez les jeunes thais. Contrairement aux autres pays asiatiques que nous avons visités, nous croisons beaucoup de jeunes en train de manger à toute heure de la journée: des sucreries, des snacks, de la viande frite... Nous avons l'impression qu'il y a plus de personnes en surpoids que chez nous en France, surtout qu'il n'y a pas de juste milieu: ils sont soit tout maigres, soit tout l'inverse. 

    Le lendemain matin, on part enfin, c'est bon de rouler après tout ce temps! Les 1eres sensations sont étranges: nouveaux pneus, nouvelles chaussures, nouvelles selles et nouveau cuissard pour Ariane. Nous avons troqué nos pneus d'origine par des slicks, les chaussures fermées par des sandales keen, et la selle d'origine (un instrument de torture) par un nouveau modèle (choisi au pif, on verra bien). Ariane a remplacé son cuissard complètement détruit en 2 mois, vive le made in china!

    On roule à bonne allure sur l'autoroute 4, mais nous devons nous arrêter régulièrement pour ajuster la selle au poil. Trop en avant, trop en arrière, pas question de se blesser pour 1mm mal placé.

    Petite vue sur un joli boudha en roulant.

    De chumphon à Ko pia nam noi

    On se fait également copieusement arroser par des pluies de mousson, c'est fou ce qu'il peut tomber comme flotte en une journée...

    De chumphon à Ko pia nam noi

    On bifurque ensuite sur la route 4139, on dit au revoir à cette fichue autoroute! La route est jolie, bien verdoyante avec des montagnes à l'horizon.

    De chumphon à Ko pia nam noi

     

    Arrivés à une bifurcation on a le choix entre suivre la route et "couper" tout droit pour rejoindre la ville de Ranong plus rapidement. On coupe, et la route etait probablement la plus courte effectivement... En revanche, elle passe droit dans la montagne, l'occasion pour nous de découvrir que les thais ne semblent pas connaître le principe des lacets. Ici, ça monte droit dans le pentu! On aura droit à une zone de 6km avec des pentes supérieures à 20% (estimé au pif, mais même avec mon vtt maison j'aurais eu du mal à passer), ce qui nous oblige à poser le pied à terre pour la 1ere fois du parcours :-( Donc on ravale notre fierté et on pousse, c'est super dur... Le vélo doit peser 16kg environ, 6kg de bagages, 3kg d'eau et de nourriture, ça fait 25kg. Sans mentir, j'étais a fond pour pousser tellement c'était raide. Ariane aussi, mais son vélo est plus léger que le mien. 

    Nous n'en parlons pas souvent dans nos articles, mais on essaie toujours autant que faire ce peu d'être le plus léger possible. Nous renvoyons par la poste des affaires devenues inutiles, et l'on se pose régulièrement la question de savoir si tel ou tel objet est vraiment indispensable. On essaie de gratter les grammes partout, coûte que coûte. Ça nous vaut de passer pour des extra terrestres la plupart du temps - "vous rigolez, vous n'allez pas me faire croire que vous avez du matos de camping dans des sacoches aussi petites", mais nous sommes encore plus convaincus qu'avant que voyager léger c'est voyager plus confortablement.

    Pour la 1ere fois depuis le début du voyage, être léger a été plus que du confort. Avec plus de poids, nous ne serions pas passés, tout simplement. Nous aurions du faire demi tour ou demander à un 4x4 de nous dépanner. Là, nous passons! On notera cependant qu'une portion de 3km fait en 1 heure nous a quelques peu retardés... La vue était cependant très belle, heureusement! 

    De chumphon à Ko pia nam noi

    C'est donc en fin d'après midi que nous atteignons enfin la route 4 que nous voulons suivre jusqu'au sud. Paraît- il qu'il y avait un hébergement dans la ville toute proche, nous l'avons à priori loupé. A ce moment précis on se reprend en effet une averse tellement importante que l'on a failli s'arrêter sur le bord de la route- on ne voyait plus rien.

    Nous continuons donc jusque ranong, mais les derniers km sont durs. La route est vallonnée, il pleut, le ciel est bouché et on en marre! On croise quand même une jolie cascade et un bout de mer au détour d'un virage.

    De chumphon à Ko pia nam noi

    On arrive de nuit à ranong avec 140km au compteur. Pas mal pour une reprise!  

    On passera la soirée avec Elie, un cyclo français qui est notre voisin de bungalow pour la nuit. Parti de france à vélo, il va jusqu'en Australie! Soirée sympa et très arrosée, peu d'alcool mais il pleut tellement que les routes sont inondées. Ranong est la ville la plus pluvieuse de Thaïlande, il y pleut 8 mois par an... Vive la mousson! 

    Pour le 2ème jour de vélo, ce n'est pas la grande forme. Les km de la veille ont laissé des traces. On se lève super tard et on part encore plus tard, à 11h! (On se lève en général à 6h30 en ce moment). Ce portion de route 4 n'est pas folichonne, et on ne voit toujours pas la mer! A noter les chutes d'eau de Ngao, très impressionnantes vues de loin, mais aussi l'entrée dans une zone très musulmane.

    De chumphon à Ko pia nam noi

    Beaucoup de petites mosquées, des gens pauvres mais aussi plus chaleureux que de coutume. Un petit air de laos, les mosquées en plus! 

    Après 50km, on décide de bifurquer au 1er panneau "ban bang beach" pour aller voir la mer. On roule 10km à travers la mangrove et les villages musulmans, avant de trouver le "andaman beach resort". Une plage déserte, des bungalows les pieds dans l'eau pour une poignée de baths. Que demander de plus? On décroche les sacoches et on plonge dans l'eau! A cet instant une petite pensée pour tous les km parcourus: il y a plus de 5 mois, nous étions en Sibérie par -30 degrés! 

    De chumphon à Ko pia nam noi


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    Afin de gagner en souplesse pour la suite du parcours, nous décidons de nous avancer de 500 kilomètres en prenant le train jusqu'à chumphon. 

    La veille, nous nous rendons à la gare, au guichet billet en avance, et nous achetons 2 billets en 2ème classe assise, en précisant bien que nous voulons mettre nos vélos dans le train. Nous essayons de repérer où il faut enregistrer nos vélos, mais comme c'est en avance, personne ne semble bien comprendre ce que nous voulons faire! Tant pis, nous reessaierons demain. 

    Le lendemain, nous arrivons à 11h30 à la gare et nous demandons où nous devons aller. Le fait est que les gens ne savent pas vraiment, heureusement, un monsieur du personnel de la gare nous emmène à une petite hutte en bois, en face des quais 11 et 12. Ils font des papiers à agrafer sur nos vélos, puis on paie 90 baths par vélo. On nous indique que notre train partira de la voie 9, nous y allons. Nous y patientons, car le train n'est pas là; ça change de la France: les gens traversent les voies, des retardataires montent dans le train en marche avec l'aval du contrôleur, les mécanos réparent sans vraie tenue de sécurité, ... Sur les quais, il y a plein de stands de nourriture, nous nous achetons des brochettes de saucisses delicieuses et des petits sachets de riz gluant, c'est très bon. Ça y'est, la voiture "cargo" est là et il y a une quantité astronomique de choses à y mettre: nos 2 vélos, des scooters, des caisses en métal, tout un tas de cartons et beaucoup de sacs en tissu. Pol va y déposer les vélos et on part s'installer dans notre wagon. En chemin, nous croisons un américain, le pur stéréotype, qui part faire du vélo 2 semaines au Cambodge.  

    Nous voilà installés en 2ème classe assise, nos sacoches au- dessus de nos têtes, plein de place pour nos jambes! Toute la structure est en bois et il y a des ventilateurs partout car pas de climatisation et les fenêtres coulissent; nous roulons donc toutes fenêtres ouvertes pour faire de l'air. Du coup, le voyage est plutôt bruyant! D'autant plus qu'il y a beaucoup de vendeurs qui sillonnent les wagons pour vendre à boire ou à manger en parlant pour se faire remarquer. On ne risque pas de mourir de faim dans les trains thaïlandais. A chaque arrêt un peu long, des vendeurs montent dans le train ou se baladent le long du train et vendent par la fenêtre. Le train n'est pas à l'heure, ce qui crée un vent de panique parmi les touristes qui sont dans le train; nous allons tous au même endroit. Nous arrivons à destination avec 1 heure de retard, il est 22h20...

    Pol se dépêche d'aller jusqu'à la voiture cargo qui est à 10 voitures d'écart. Il met du temps à revenir.... et il m'annonce une mauvaise nouvelle, ma roue avant est voilée et mon garde- boue est tordu.... chouette.... on se demande ce qu'ils ont bien pu mettre dessus. Mon vélo c'est moi désormais, c'est aussi ma maison et je suis furieuse et triste. Nous allons voir un employé de la gare qui a assisté au déchargement pour lui expliquer, au début, petite moue de gêne puis il nie toute responsabilité de la compagnie de train... pfff... ah ces thais qui ne supportent pas de perdre la face. 

    Nous allons vers la guesthouse que nous avons repéré et nous sommes vite installés. Une bonne douche puis au lit! Demain, journée a Chumphon du coup, afin de réparer ma roue, au bout du 3ème magasin, ce sera bon!  

     

    Petit résumé si vous voulez voyager avec votre vélo:

    1. Acheter votre billet de train en précisant bien que vous voyagez avec un vélo. Certains trains n'ont pas de voiture cargo. 

    2. Le jour du départ, vous rendre à la gare minimum 1h en avance. Aller à la hutte, cargo office, pour avoir une étiquette vélo et payer les frais. 

    3. Mettre votre vélo vous même dans la voiture cargo puis aller vous installer en voiture. 

    4. Récupérer votre vélo à l'arrivée, en présentant votre billet de train auquel zst agrafé le paiement du vélo.  


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  • Nous craignions le pire pour rejoindre Bangkok, ce ne fut pas le cas. Certes, quand même 80 km d'autoroute dans un trafic très dense, mais en étant prudent et attentif ça passe bien. Quelques moments pas drôles cependant, quand la bande d'arrêt d'urgence disparaît ou sur des portions en travaux. Là, il faut se presser pour sortir de la zone dangereuse, et ne pas avoir peur de rouler très serré avec les autres véhicules. A noter que globalement, les conducteurs thais sont les plus respectueux des cyclistes depuis la Chine, et les voitures sont plus sympas qu'à Paris... Restent les taxis et les bus, ceux- là sont dangereux sur tous les pays de la planète..?

    Béton, verre, et jungle! Le métro aérien au 1er plan

    Bangkok

    Avant de partir nous avions repéré un quartier réputé "calme", dans le coin de "Tavee Guesthouse", le quartier de Thewet. Après une semaine à rouler sur des routes bruyantes et nos 2 soirées disco dans une chambre pas glorieuse, nous avions une irrépressible envie de calme, de repos et de grasses matinées. (Oui, avoir les mots "calme" et "Bangkok" dans la même phrase relève de l'utopie, mais on ne choisit pas toujours son timing!). On se pointe donc dans la zone, et c'est encore et toujours la même histoire qui se joue. Nous n'avons pas de planning, nous ne savons donc jamais quand nous allons arriver précisément à un endroit donné, si ce n'est 24h avant. Et encore, personne n'est à l'abri d'un pépin ou autre... Donc nous arrivons comme des fleurs avec notre beau sourire et on demande le plus simplement du monde s'il y a une chambre de libre pour 5 nuits. Systématiquement la personne en face se bidonne, il aurait fallu réserver 1 mois avant mon bon monsieur! Tous les touristes qui réservent longtemps à l'avance nous passent devant, il ne reste que les miettes! Ça nous arrive dans chaque gros lieu touristique, on se dit que l'on n'a vraiment pas de bol... A partir de là on nous proposera (à la Sri Ayutthaya, tenue par la soeur de Tavee) la chambre la plus chère qui est libre pour nos dates, à 1200 Baths. Sachant que l'on dépense en général moins de 1000B / jour / 2 personnes tout compris et l'hébergement n'ayant jamais coûté plus que 600 baths, on vous laisse imaginer la grosse question qui se pose à nous ... Donc c'est ça ou aller chercher dans chinatown ou le quartier indien. L'option "grosse flemme" et l'envie de profiter et de se faire plaisir après ces jours difficiles l'emporte, on prend la chambre qui pour le coup est probablement une des meilleures depuis notre départ de Russie. Il y a une penderie (très pratique pour accrocher notre unique pantalon et notre unique tee-shirt), une douche qui n'est pas au dessus du WC, la climatisation ET un ventilateur, du parquet sur le sol et une grande TV! Et vous savez quoi? Nous trouvons que nous nous adaptons plutot pas mal au confort sommaire des petites chambres (2,5 mois en Chine ça aide a relativiser la notion de "confort"), mais nous trouvons egalement que le "luxe" nous va très bien aussi! Regarder la TV géante affalé dans un bon lit avec de l'air frais en se goinfrant un pot de crème glacée, je supporte sans trop de mal aussi!

     

    Nous passerons au total 4 jours complets à Bangkok, peu de visites mais pas mal de flâneries dans la ville un peu au hasard de nos emplettes.

    Côté rencontres, nous avons eu le plaisir de retrouver Franck, un cyclo rencontré à Chengdu alors que nous avions 0 km au compteur. Pour lui c'est la fin de son périple, il rentre en Australie. Bonne soirée dans Khaosan Road, avec une bonne banana split en dessert, que c'est bon!

    Bangkok

    De bons moments ensemble, du rire et de belles découvertes à partager. Pour nous, c'est aussi l'occasion de voir le chemin accompli en repensant à nos craintes de débutants lorsque nous l'avions croisé en Chine et que nous avions trinqué à l'acquisition de nos montures. Cette rencontre restera dans nos mémoires pour longtemps!

     

    Côté visite, nous sommes allés voir le Wat Phra Kaew, le temple le plus sacré de Thaïlande. La visite commence mal, j'ai oublié "mes jambes" (mon pantalon est convertible short/pantacourt/pantalon) à la guesthouse et le pantacourt est interdit dans l'enceinte du temple. Je dois donc aller me procurer un bas de jogging super chaud (je suis sur que c'est une mesure de rétorsion, c'est inhumain par cette chaleur!) à l'accueil. Une fois rentré, je ne compte plus le nombre de chinoises en mini- jupes, si j'avais su je me serais travesti... Alors pour l'esthétique on vous laisse juger, ça oscille entre le très joli et le kitchissime à souhait, assez spécial.

    Bangkok

    Bangkok

    Bangkok

    Bangkok

    En tout cas, les thaïlandais aiment le clinquant et tout ce qui brille, c'est indéniable! La visite en elle- même est un calvaire, la faute revenant principalement aux touristes asiatiques (et beaucoup de chinois), très nombreux. Ça pousse, ça crie, ça se croit tout seul, on se prend des coups d'ombrelles dans le nez et il est impossible de prendre une seule photo sans qu'un chinois soit en train de prendre la pause devant un monument. Bref, c'est comme la cité interdite mais dans un lieu 500 fois plus petit, tout le monde se marche dessus et c'est assez pénible. Et puis même si on a un petit fascicule, ça manque clairement d'explications, on ne sait pas vraiment ce qu'on voit. En plus on est le week- end donc beaucoup de parties, notamment le Grand Palais, sont fermées à la visite; on expedie tout ça en une heure et l'on finit rincés - sans compter le fait qu'on a failli mourir étouffés dans un groupe de chinois à la sortie. Autant on aime les chinois, mais alors pas du tout quand ils visitent!!!!

    Bangkok

    Bangkok

    Heureusement la suite était plus agreable, notamment la maison tout en teck du roi Rama V, Vimanmek Mansion. Très jolie, très calme, juste un peu déçus de ne pas avoir pu plus visiter. Il y a 80 pieces, on en visite 15 tout au plus. Photos interdites partout, et ils fouillent tout le monde a l'entrée. Nous avons juste été étonnés de voir que ce bois si précieux était presque partout peint, sauf les parquets et les meubles.  

    Le Wat Pho était tres agréable à visiter aussi, on y circule bien, c'est ombragé et très joli! Le bouddha couché de 45 m de long est splendide, surtout dans son temple tout étriqué! Le mal logement, personne n'est à l'abri! ;-)

    Bangkok

    Bangkok

    Bangkok

    Bangkok

    Bangkok

    Pour les visites "officielles" c'est terminé, par contre nous avons passé pas mal de temps à nous déplacer par divers moyens dans la ville. Ce n'est pas une mince affaire, car elle est vraiment énorme et à part un quartier disons "historique" où beaucoup de temples sont concentrés, tout le reste est éparpillé. Il y a un métro souterrain et un metro aérien mais ils ne desservent pas les lieux touristiques. Depuis notre Guesthouse, nous avons beaucoup utilisé le bateau bus: bon marché, amusant, qui change des habitudes et surtout on y est au FRAIS quand il vogue à bonne allure!

    Bangkok

    Pour aller faires nos emplettes de cyclos, nous avons pas mal utilisé le bus également. Alors il ne faut pas croire ce qu'on lit sur internet - le bus a Bangkok, mais t'est fou? C'est dangereux et c'est lent, prend un taxi! Alors dans les bouchons (et dieu sait s'il y en a...), un taxi ne va pas plus vite qu'un bus. Et sur le fait qu'il faille monter dans le bus plus ou moins en courant, ce n'est pas totalement faux mais ca n'a rien de compliqué. Il y a des personnes âgées qui prennent le bus, pour rappel! Par contre c'est vrai qu'il vaut mieux prendre des lignes sans correspondances, on peut attendre longtemps... Bref, nous on trouve que le bus c'est sympa car c'est toujours un peu l'aventure pour savoir où descendre et ça fait partie de la visite d'un pays et d'une culture. Ça vous oblige parfois à demander aux locaux, toujours très surpris de voir des touristes se déplacer autrement qu'en taxi ou tuk tuk - et donc souvent ils sont très sympa avec nous. Pour la petite histoire, une fois où nous voulions prendre le taxi car nous avions 4 gros pneus de vélo sur les bras, ils nous ont tous refusé! 8km à faire, trop loin pour ces messieurs! C'était le comble, on se fait démarcher toutes les minutes lorsque l'on est blanc et à pieds, mais d'un coup il n'y avait plus personne! Du coup on a repris le bus, et déjà que l'on est une attraction de base, avec des pneus de vélo autour du cou... C'etait disneyland pour les locaux!

    Et puis le dernier moyen de locomotion, c'est la marche! Alors dans Bangkok c'est une aventure car les trottoirs servent de lieu de stockage, de piste cyclable moto, de parking, de vide ordure, de magasin,... mais certainement pas à marcher! Avec la chaleur (étouffante), le bruit (assourdissant) et les gaz d'echappements, ce n'est pas de la rando de montagne... Ceci dit, nous avons aimé marcher dans chinatown et le quartier indien (trouvés par hasard en rentrant de la poste), vraiment à voir. Il n'y a rien à y "faire", mais il y régnait un petit quelque chose qui nous a plu...

    un lieu de priere coince entre un hotel de luxe et le metro...

    Bangkok

    Bangkok a aussi été le lieu qui nous a le plus marqué par sa "dichotomie" touriste / pas touriste que nous avons pu observer partout en Thailande. Vous êtes blanc? Alors vous êtes un touriste et vous aurez tous les tuk tuk de la ville qui vous harceleront pour vous enfiler une course à 5X le vrai prix. On ne vous sourira pas spécialement, sauf si c'est pour vous vendre quelque chose avec un "just for you". Si quelqu'un vous aborde avec un grand sourire, mefiance... Bref, on veut bien de vous pour votre porte monnaie mais question accueil on repassera.

    Vous êtes blancs mais vous avez quelque chose de different de la majorité des autres blancs? Alors bienvenue en Thailande! Les gens sont gentils et vous sourient, ils vous aident, ils plaisantent avec vous et vous pouvez leur demander de l'aide. Pour nous c'est le velo. Les chauffeurs de Tuk Tuk de notre rue ont arrêté de nous harceler quand ils ont vu que nous voyagions a vélo et se sont même montrés tres sympathiques. J'ai même pu leur emprunter une pompe, et ils m'en ont meme proposée une électrique pour éviter de me fatiguer! Les tuk tuk de la ville nous ont même félicités de voyager à vélo quand nous avions nos pneus à la main. Les patrons de restaurants ou les tenanciers de stands de rues ne nous arnaquent pas quand nous sommes à vélo, et parfois nous demandent même ce que l'on vient faire là. C'est est à un tel point qu'apres notre douche quand nous sortons le soir pour manger, nous avons vraiment l'impression de retrouver une autre Thaïlande... C'est triste, mais c'est comme ça...

    Après 4 jours, nous sommes contents d'avoir quitté la ville. Malheureusement sa visite ne tombait pas au bon moment, nous étions alors nostalgiques de nos bivouacs chinois à la lueur de notre réchaud à bois. Trop bruyante, trop fatigante, nous n'avons pas réussi à nous y sentir bien. Heureusement, le quartier de notre guesthouse etait un choix judicieux. Peu de trafic, des petits stands de rue partout, il y faisait bon manger dehors le soir. Et on peut même y manger du barbecue, miam!!!

    Maintenant nous sommes pressés d'aller à la mer, de nous baigner après une journée de vélo en espérant que notre pass-bicyclette nous ouvrira les portes de la thailande ultra-touristique!


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  • Le matin même, nous étions à Lopburi en train de visiter; le soir, nous voilà dans un autre décor, à Ayutthaya, pour 2 jours.

    Nous trouvons une petite chambre pas chère dans le quartier de tony's place, avec juste un gros ventilateur; chouette! Mais nous comprendrons pourquoi... une moustiquaire tient avec du scotch, et surtout pas de vitres aux fenêtres, juste de la moustiquaire! Ca fait de l'air, mais ca ne filtre pas les bruits venant du bar de la rue qui diffuse de la musique, et la même playlist tous les soirs, dur de se reposer. En prime l'eau chaude est en panne, on n'en meurt pas mais le proprio s'est bien gardé de nous le dire. Nous déciderons donc de changer de chambre pour la 3ème nuit et nous aurons une chambre tip top chez Somjai avec un excellent rapport qualité prix. Pour manger, nous avons bien profité des stands de rue qui proposent de la très bonne cuisine thailandaise! Par contre, souvent, il faut choisir; nouilles ou riz, un stand ne propose que rarement les deux. 

    Le lendemain matin, pas très réveillés, nous filons à vélo visiter quelques sites de cette ancienne capitale du royaume de Siam, dont les vestiges sont inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco (au vu des distances entre les sites, le vélo est plus que recommandé pour visiter). Le tout a été victime de graves inondations en 2011, mais on n'en voit que peu de traces, si ce n'est que les fondations des monuments ont bien travaillé.  

    La ville d'Ayutthaya a été fondée en 1350 et fut mise à sac par les birmans en 1767; Bangkok devient alors la capitale.  

    Nous commençons par visiter le Wat Mahathat et nous sommes sous le charme! Nous avons de la chance, il est tôt et il n'y a pas foule.

    Escale à Ayutthaya

    Escale à Ayutthaya

     Vous avez vu, ca penche! 

    Escale à Ayutthaya

    Admirez la tête de bouddha dans les racines d'un frangipanier.  

    Escale à Ayutthaya

    Nous poursuivons avec le Wat phra ram, où nous sommes encore seuls, c'est très agreable de s'imprégner des lieux dans le calme. Le prang, à savoir ce que vous voyez ci-dessous, est impressionnant. Et nous avons la chance de voir des écureuils se servir des ruines comme terrain de jeu. 

    Escale à Ayutthaya

    Escale à Ayutthaya

    Escale à Ayutthaya

    La suite sera vaine... nous cherchons désespérément un wat sans le trouver et le Wat Ratchaburna est en travaux. Je suis crevée et j'ai deja mal aux fesses après 10 kilomètres de vélo. Ça c'est le revers de la médaille du voyage à vélo: on n'a parfois plus très envie de repedaler pour visiter après plusieurs jours de selle. Nous rentrons déjeuner puis nous profitons de l'après-midi pour nous reposer. 

    Le lendemain matin, nous visitons deux monuments situés en dehors de la vieille ville. Nous commençons par le Wat yai chai Mongkhon, un monastère construit en 1360. Le chedi de 60 mètres est le plus haut de la ville et penche.

    Escale à Ayutthaya

    Il est entouré de dizaines de bouddhas drapés en jaune et on y voit un impressionnant bouddha couché de 7 mètres de long. 

    Escale à Ayutthaya

    Nous poursuivons pour nous rendre au Wat Phanan Choeng. Il y a une fête et beaucoup de monde, nous avons seulement le temps de prendre en photo le célèbre bouddha ancien datant de 1325; c'est le plus haut bouddha assis en brique de thailande, 19 mètres.  

    Escale à Ayutthaya

    Après avoir changé de chambre, nous nous décidons à aller visiter le Wat Si Sanphet, mais la pluie vient se mêler à notre visite... nous nous refugions sous un arbre et voilà ce que l'on voit.

    Escale à Ayutthaya

    Après la pluie, les couleurs du ciel sont superbes et l'alignement des 3 chedis est grandiose! C'était autrefois le temple royal et ce n'est pas pour rien. 

    Escale à Ayutthaya

    Escale à Ayutthaya

    Escale à Ayutthaya

    Avant de partir pour Bangkok, petit détour par le Wat chai Watthanaram, qui fait penser, paraît-il au temple khmer d'Angkor. Il possède un stupa de 35 mètres et les lieux sont vraiment magiques. 

     

     

    Escale à Ayutthaya

    Escale à Ayutthaya

    Escale à Ayutthaya

     

    Nous avons vraiment beaucoup aimé visiter cette ville, ses vestiges archéologiques grandioses nous ont séduit; faites un petit détour si vous passez dans le coin! 

    Escale à Ayutthaya


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  • Après 6 jours de vélo non stop depuis vientiane, nous arrivons un peu émoussés à lop buri. C'est notre 1ere halte touristique, nous l'attendions avec impatience. Pédaler c'est sympa, glander l'appareil photo à la main, on ne dit pas non non plus! Moi j'attendais cette ville avec encore plus d'impatience qu'ariane, paraît-il que les singes y vivent en liberté! Sans être connaisseur, j'aime beaucoup les animaux et la perspective de pouvoir approcher des singes ailleurs que dans un zoo me plaisait énormément. 

    Avec un mal de derrière atroce, nous entrons enfin dans la vieille ville en début d'après midi, et la réalité dépasse mes espérances les plus folles: il y a effectivement des singes partout. Ils se pendent aux câbles électriques, courent sur les étals des marchands (qui les chassent à coup de lance pierre sur les toits de tôle mais sans les blesser), et surtout traversent la route absolument n'importe quand. Il faut VRAIMENT faire attention à ne pas rouler sur une queue qui traîne... dur d'être concentré sur le trafic également, trop de choses à voir!

    Lop Buri

     

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    Pour une fois, on trouve notre hôtel tout de suite, grillagé comme il se doit pour empêcher les singes de rentrer dans les chambres.

    Alors lop buri est une ancienne cité royale, le roi Narai aimait y résider plutôt que dans l'ancienne capitale Ayutthaya et certaines délégations étrangères y ont été reçues officiellement. Au Xeme siècle elle faisait partie de l'empire Khmer, dont on trouve beaucoup de traces encore dans l'architecture générale de celle ci. C'est donc une ville très ancienne, petite (tout s' y fait à pied), dont la logique urbaine m'échappe encore. Le plan des rues est anarchique et les magasins sont agencés dans la rue au petit bonheur la chance. Ajouté à cela, de vieux temples croulants et des singes partout, le tableau est complet! Moi j'adore, mais j'avoue qu'avec les singes je ne suis pas très objectif! Ces fameux singes sont d'ailleurs très respectés car considérés comme les enfants du dieu Kala. Une grande fête est même organisée une fois par an en leur honneur, un grand festin où ils peuvent venir piller la nourriture avec la bénédiction de la foule.

    Lop Buri

    Après une bonne douche, nous partons visiter la ville, où nous découvrons des scènes de vie cocasses. Des singes s'approchent d'un restaurant de rue, le patron les fait fuir en lançant des pierres sur de la tôle. Pendant ce temps, une cliente du restaurant dispose de la nourriture et une boisson au pied du stand. Le patron a à peine le temps de se retourner qu'une autre foule de singes est deja en train de se servir! La leçon est claire: parmi les habitants, il y a les pour et les contre! En tant que touriste c'est vrai que je trouve ça drôle, mais au quotidien ca ne doit pas être facile tous les jours. Les singes chappardent, retournent les poubelles la nuit, et ne sont pas forcément très discrets! Fort heureusement étant bien nourris par la population, ils n'agressent personne et l'on peut marcher tranquillement dans la rue. Très habitués à l'homme, on peut les approcher de très près. 

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    On visitera le temple Phra prang san yod, repère des singes. Le temple est d'origine indouhiste, et on y trouve encore d'autres locataires: des chauves souris! Avec le soleil qui décline, je trouve à ce lieu un petit air d'Indiana Jones...

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    Le lendemain matin, après un petit moment d'énervement au petit dejeuner (touriste = pigeon), nous partons visiter le Baan wichayen, un palais en ruine édifié par le roi Narai pour un de ses conseillers. Joli, calme, apaisant et luxueux même en ruine, nous avons beaucoup aimé. 

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    Nous finissons par le Wat phra sri ratana mahathat (répétez le 20 fois à voix haute, pour rire!), temple daté du XIII ÈME siècle. Là encore, c'est beau et reposant.

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    Nous hésitons à rester ici pour la journée, nous aimons bien le coin mais malheureusement tous les autres monuments sont fermés donc il n'y a "plus rien à voir". On repart donc en direction de Ayutthaya, à 65km plus au sud où nous comptons faire une vraie pause. Au moment de partir de la chambre d'hotel, on tape au carreau de la fenêtre. Je tire le rideau, 4 adorables petits singes sont accrochés aux barreaux et nous regardent d'un air interrogateur. L'instant est saisissant, car pour la première fois, c'est moi qui suis dans la cage! On reste un moment à se regarder, je suis toujours surpris par ce regard plein d'intelligence et de malice. Pour le dire honnêtement, j'y vois un regard bien plus profond que chez la plupart des autres animaux, c'est troublant.

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    Côté vélo, on se traîne a 15km/h pour rejoindre Ayutthaya, avec vent de face et orages sur le coin du nez. On arrive bien rincés dans tous les sens du terme!

     

     


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